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Actualités - Chronologie

La Yougoslavie veut retrouver les basketteurs de la Dream Team

Championne du monde à Athènes en 1998, l’équipe yougoslave de basket-ball va aux Jeux olympiques de Sydney avec l’ambition de faire au moins aussi bien qu’à Atlanta en 1996 lorsqu’elle n’avait été battue qu’en finale par la Dream Team américaine. L’opinion publique yougoslave a de nombreuses raisons, pas uniquement sportives, de rêver à une victoire de sa sélection sur les Américains, une nouvelle fois grands favoris du tournoi. L’entraîneur de la sélection, Zeljko Obradovic, est plus mesuré : «Notre objectif est de battre les Russes ou les Italiens. Il ne faut pas se soucier des Américains, mais faire tout pour obtenir le droit de disputer une finale avec eux», répète-t-il presque quotidiennement. En 1999, les bombardements de l’Otan contre la Yougoslavie avaient gravement perturbé la préparation de l’équipe qui, lors de l’Euro-99, pour la première fois depuis 1995, avait dû céder la suprématie européenne au bénéfice de l’Italie. Cette fois, Obradovic a pu compter sur une période d’entraînement de deux mois. Défense et nerfs d’acier L’absence de ses deux vétérans vedettes, le pivot Vlade Divac (Sacramento Kings, NBA) et le meneur de jeu Aleksandar Djordjevic (Real Madrid), qui ont renoncé aux JO à cause de la fatigue, ne le trouble pas outre mesure. Plusieurs de ses joueurs figurent en effet parmi les meilleurs en Europe : Dejan Bodiroga et Zeljko Rebraca, vainqueurs de l’Euroligue 1999/2000 avec Panathinaïkos Athènes, ainsi que Predrag Danilovic de Kinder Bologne ont été à l’origine des plus grands succès yougoslaves des dernières années. Ces piliers de l’équipe seront renforcés par des jeunes opérant en NBA : Predrag Stojakovic, ailier des Sacramento Kings, et Dragan Tarlac, le nouveau pivot des Chicago Bulls. Le banc yougoslave sera également de qualité avec notamment le meneur de jeu Marko Jaric de Kinder Bologne, le pivot Dejan Tomasevic de Buducnost Podgorica et l’ailier Milan Gurovic de Barcelone. Quant à Obradovic lui-même, sa réputation n’est plus à faire. Le stratège de Panathinaïkos a réussi à créer une équipe composée de stars mais toujours solidaire. «Défense et nerfs d’acier» sont les mots-clés de la tactique qu’il s’est efforcé d’inculquer à ses joueurs. Liste des joueurs présélectionnés (12 seulement seront retenus pour Sydney) : Marko Jaric (Kinder Bologne, Ita) ; Dragan Lukovski (Étoile Rouge Belgrade) ; Igor Rakocevic (Étoile Rouge Belgrade) ; Sasa Obradovic (Buducnost Podgorica, You) ; Aleksandar Djordjevic (Real Madrid, Esp) ;Vlado Scepanovic (Efes Pilsen, Tur) ; Predrag Danilovic (Kinder Bologne, Ita) ; Nikola Loncar (Zucchetti Montecatini, Ita) ; Dejan Bodiroga (Panathinaïkos Athènes, Grè) ; Milan Gurovic (Barcelone, Esp) ; Predrag Stojakovic (Sacramento Kings, Usa-NBA) ; Predrag Drobnjak (Efes Pilsen, Tur) ; Dejan Milojevic (FMP Zeleznik Belgrade) ; Dejan Tomasevic (Buducnost Podgorica, You) ; Dragan Tarlac (Olympiakos Athènes, Grè) ; Zeljko Rebraca (Panathinaïkos Athènes, Grè).
Championne du monde à Athènes en 1998, l’équipe yougoslave de basket-ball va aux Jeux olympiques de Sydney avec l’ambition de faire au moins aussi bien qu’à Atlanta en 1996 lorsqu’elle n’avait été battue qu’en finale par la Dream Team américaine. L’opinion publique yougoslave a de nombreuses raisons, pas uniquement sportives, de rêver à une victoire de sa sélection sur les Américains, une nouvelle fois grands favoris du tournoi. L’entraîneur de la sélection, Zeljko Obradovic, est plus mesuré : «Notre objectif est de battre les Russes ou les Italiens. Il ne faut pas se soucier des Américains, mais faire tout pour obtenir le droit de disputer une finale avec eux», répète-t-il presque quotidiennement. En 1999, les bombardements de l’Otan contre la Yougoslavie avaient gravement perturbé la préparation...