Automobile Mitsubishi Motors embarrassé par une affaire de rappel de véhicules
le 23 août 2000 à 00h00
Le groupe automobile japonais Mitsubishi Motors a admis hier avoir dissimulé pendant plusieurs années des défauts affectant plusieurs modèles, ce qui l’oblige aujourd’hui à multiplier les rappels de véhicules. Le constructeur, récemment passé sous le contrôle de DaimlerChrysler, a rappelé hier 88 015 voitures, bus et poids lourds. Ils viennent s’ajouter aux 531 869 véhicules qui faisaient l’objet d’une mesure similaire depuis juillet. Le coût total de ces rappels est évalué à sept milliards de yens (70 millions d’euros), a indiqué une porte-parole. Ces véhicules sont sortis des chaînes du groupe depuis 1990 et de nombreux utilisateurs s’étaient plaints auprès de Mitsubishi de différents problèmes mécaniques les affectant. L’affaire a éclaté en juillet et menace aujourd’hui de se transformer en scandale si le ministère des Transports décide de porter l’affaire en justice. Le ministère se prononcera sur la base de l’enquête qu’il a lancée le mois dernier, a indiqué un porte-parole. Le directeur général de Mitsubishi Motors, Katuhiko Kawasoe, lui a remis hier un rapport sur l’enquête interne dans laquelle le groupe reconnaît avoir enfreint la législation en n’alertant pas les autorités des plaintes des utilisateurs. Il reconnaît également n’avoir pris aucun avis officiel de rappel, se contentant de réparer les véhicules défectueux au cas par cas. La législation japonaise oblige les constructeurs à rapporter les défauts dont ils ont connaissance et à faire leurs réparations gratuitement. «Malheureusement, je dois admettre que le rapport reflète la triste situation de notre groupe», a déclaré M. Kawasoe. «Je présente mes profondes excuses (...). Je vais sanctionner durement les employés en faute. Mon salaire et celui des autres membres de la direction seront réduits», a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse. Aucun dirigeant ne démissionnera – pour prendre la responsabilité du scandale – tant que l’enquête du ministère sera en cours, a précisé M. Kawasoe. Le quatrième constructeur automobile nippon «va se réorganiser. Ma tâche est de le reconstruire», a-t-il ajouté. Les véhicules rappelés mardi ont été produits entre décembre 1990 et juin 2000. La moitié d’entre eux sont des mini-voitures de modèle Minicab et les autres des modèles Lancer, Galant, Eterna et Emeraude ainsi que des poids lourds et des bus. Les défauts sont de différentes natures. Des plaintes concernent ainsi la fixation des verrous sur l’arbre à cames des moteurs de Lancer, selon la presse. Le groupe a «omis de transmettre au ministère environ deux tiers des 87 757 plaintes envoyées par des clients entre avril 1998 et juin 2000», a indiqué M. Kawasoe. De nombreux documents envoyés par les garages en relation avec les véhicules défectueux portaient la mention «spécial» et étaient conservés à part tandis que les autres étaient classés «standard» et envoyés au ministère, dévoile le rapport. Les enquêteurs ministériels ont découvert certains documents dans des armoires d’employés au siège du groupe à Tokyo.
Le groupe automobile japonais Mitsubishi Motors a admis hier avoir dissimulé pendant plusieurs années des défauts affectant plusieurs modèles, ce qui l’oblige aujourd’hui à multiplier les rappels de véhicules. Le constructeur, récemment passé sous le contrôle de DaimlerChrysler, a rappelé hier 88 015 voitures, bus et poids lourds. Ils viennent s’ajouter aux 531 869 véhicules qui faisaient l’objet d’une mesure similaire depuis juillet. Le coût total de ces rappels est évalué à sept milliards de yens (70 millions d’euros), a indiqué une porte-parole. Ces véhicules sont sortis des chaînes du groupe depuis 1990 et de nombreux utilisateurs s’étaient plaints auprès de Mitsubishi de différents problèmes mécaniques les affectant. L’affaire a éclaté en juillet et menace aujourd’hui de se transformer en...
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