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Actualités - Chronologie

Un scandale qui poursuit le président depuis 2 ans et demi

L’affaire Lewinsky, née des ébats du président Bill Clinton avec une jeune stagiaire de la Maison-Blanche, dure depuis plus de deux ans et demi, et les Américains se seraient bien passés de ce rebondissement. Ils voulaient croire l’affaire close, depuis l’acquittement du président Clinton par le Sénat le 12 février 1999. Mais de fait, la procédure judiciaire, entamée en janvier 1998 par le procureur indépendant Kenneth Starr, n’avait jamais été close. Et après la démission de M. Starr, qui n’avait jamais exclu la possibilité d’inculper le président après son départ de la Maison-Blanche, le dossier avait été repris par son successeur Robert Ray. Le scandale avait éclaté en janvier 1998, quand une amie de Monica Lewinsky, Linda Tripp, était allée remettre à M. Starr, chargé de plusieurs enquêtes liées aux Clinton, des enregistrements de conversations téléphoniques qu’elle avait eues avec la jeune femme. Monica Lewinsky, une jeune Californienne à l’époque âgée de 25 ans, y racontait ses jeux sexuels pendant plus d’un an avec M. Clinton, au cœur même de la Maison-Blanche, et son désespoir depuis une rupture consommée pendant l’été 97. Elle y disait aussi sa détermination à mentir à la justice, qui voulait l’entendre dans le cadre de l’affaire Paula Jones (une femme accusant M. Clinton de gestes déplacés). Monica racontait aussi l’aide que lui avait apportée M. Clinton et l’ami du président Vernon Jordan, un avocat très influent de Washington, pour trouver un emploi. Traquant le parjure, l’entrave à la justice et la subornation de témoin, M. Starr avait mené une enquête extrêmement minutieuse, convoquant des dizaines de témoins dont Monica Lewinsky et quasiment tout l’entourage de M. Clinton. Il avait également obligé le président, qui pendant des mois s’était entêté à nier toute relation sexuelle, à témoigner, le 17 août 1998, devant un grand jury sur les aspects les plus intimes de cette liaison. Défait, M. Clinton avait finalement avoué au pays «une relation inconvenante». M. Starr avait alors envoyé au Congrès, seul habilité à juger un président, un rapport de plusieurs milliers de pages, retenant onze chefs d’inculpation contre M. Clinton. La Chambre des représentants avait ouvert sa propre enquête et conclu le 19 décembre 1998 que M. Clinton était coupable de parjure et entrave à la justice. Le procès en destitution du président s’était ouvert au Sénat, qui avait voté l’acquittement cinq semaines plus tard, faute des deux tiers des votes nécessaires pour destituer le président.
L’affaire Lewinsky, née des ébats du président Bill Clinton avec une jeune stagiaire de la Maison-Blanche, dure depuis plus de deux ans et demi, et les Américains se seraient bien passés de ce rebondissement. Ils voulaient croire l’affaire close, depuis l’acquittement du président Clinton par le Sénat le 12 février 1999. Mais de fait, la procédure judiciaire, entamée en janvier 1998 par le procureur indépendant Kenneth Starr, n’avait jamais été close. Et après la démission de M. Starr, qui n’avait jamais exclu la possibilité d’inculper le président après son départ de la Maison-Blanche, le dossier avait été repris par son successeur Robert Ray. Le scandale avait éclaté en janvier 1998, quand une amie de Monica Lewinsky, Linda Tripp, était allée remettre à M. Starr, chargé de plusieurs enquêtes...