Boeing Le Caire convaincu par la thèse de la défaillance technique
le 19 août 2000 à 00h00
L’Égypte est confortée dans sa conviction que l’accident du Boeing 767 d’Egypt Air le 31 octobre 1999 est dû à une défaillance technique et non à un suicide de son copilote comme le laissent entendre les autorités américaines. Les responsables égyptiens considèrent en effet comme un soutien à la thèse qu’ils ont toujours défendue l’annonce mercredi dernier par l’agence de l’Aviation civile américaine (FAA) de sa décision de renforcer les inspections de contrôle du système de gouverne de profondeur des Boeing 767. «Je suis sûr à 99 % qu’il y avait un problème avec le système de gouverne de profondeur de l’avion» qui contrôle la montée ou la descente de l’appareil, a déclaré le président d’Egypt Air Mohamed Fahim Rayane. «Les enquêteurs américains sont désormais convaincus du point de vue égyptien à propos de certaines questions techniques relatives aux élévateurs et à la queue de l’avion», a affirmé pour sa part le ministre égyptien des Transports, M. Ibrahim al-Demeiri, cité hier par le quotidien gouvernemental al-Ahram. Déjà début décembre, M. Rayane avait affirmé qu’«une avarie à la queue de l’appareil est à l’origine» du drame du Boeing d’Egypt Air qui avait à son bord 217 personnes. M. Demeiri s’était félicité de la décision de la FAA. «C’est ce que nous demandons depuis le mois de février et cela confirme que les investigations vont dans la bonne direction», avait-t-il déclaré. La FAA a affirmé que le renforcement des inspections des systèmes de contrôle des Boeing 767 avait pour but de vérifier l’intégrité structurelle des systèmes d’actionnement de la gouverne de profondeur des B-767, selon la FAA. Elle a cependant nié tout lien entre cette mesure et l’enquête sur la catastrophe d’Egypt Air affirmant qu’elle «n’est dictée par aucun accident ou incident mais par une analyse que Boeing et la FAA ont conduite concernant des règles d’inspection qui préexistaient et qui doivent être renforcées». «La FAA agit suite à une enquête conjointe avec Boeing qui a mis au jour au moins onze cas de rivets cisaillés dans le système crucial de contrôle des élévateurs», a affirmé Egypt Air dans un communiqué publié mercredi à Washington. Situés sur l’empennage à l’arrière de l’avion, les deux volets (élévateurs) de la gouverne de profondeur permettent de contrôler le nez de l’appareil suivant l’axe de tangage, et donc la montée ou la descente. L’autorité de l’Aviation civile égyptienne et la compagnie Egypt Air affirment que la catastrophe du vol 990 New York-Le Caire au large des côtes américaines a été causée par un blocage accidentel du système de contrôle de la gouverne de profondeur, qui a soudainement fait piquer l’avion vers l’océan. Selon elles, ce blocage aurait été causé par des rivets qui se sont cisaillés et sont venus bloquer l’arbre de transmission des doubles moteurs électriques commandant l’actionnement des volets. Les enquêteurs américains du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), qui ont publié vendredi dernier un rapport factuel de 1 665 pages, penchaient jusqu’ici pour la thèse d’un crash suicidaire causé par le copilote Gamil el-Battouti. Le rapport final sur la catastrophe du Boeing d’Egypt Air doit être publié avant la fin de l’année.
L’Égypte est confortée dans sa conviction que l’accident du Boeing 767 d’Egypt Air le 31 octobre 1999 est dû à une défaillance technique et non à un suicide de son copilote comme le laissent entendre les autorités américaines. Les responsables égyptiens considèrent en effet comme un soutien à la thèse qu’ils ont toujours défendue l’annonce mercredi dernier par l’agence de l’Aviation civile américaine (FAA) de sa décision de renforcer les inspections de contrôle du système de gouverne de profondeur des Boeing 767. «Je suis sûr à 99 % qu’il y avait un problème avec le système de gouverne de profondeur de l’avion» qui contrôle la montée ou la descente de l’appareil, a déclaré le président d’Egypt Air Mohamed Fahim Rayane. «Les enquêteurs américains sont désormais convaincus du point de...
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