Quarante ans après avoir investi John Fitzgerald Kennedy à Los Angeles, les démocrates ont revécu le temps d’un soir la magie des Kennedy, avec un hommage à leur idole «JFK» et les interventions successives de plusieurs membres de la famille. La fille de l’ancien président assassiné, Caroline Kennedy Schlossberg, a fait un témoignage émouvant, relevant que «l’esprit de son père était toujours vivace». «Quand je vois cette salle, et au-delà tout le pays, je sais que l’esprit de mon père est toujours vivace et je vous en remercie». «Maintenant, nous sommes la nouvelle frontière», a-t-elle lancé, en faisant référence au célèbre discours prononcé par son père en 1960 lorsqu’il appela les Américains à surmonter leurs divisions et à suivre son programme de la «Nouvelle frontière». «Il nous appartient à tous de quitter cette convention avec le souci de travailler aussi dur que possible pour aider Al Gore à créer l’Amérique de nos idéaux», a ajouté Mme Schlossberg, qui portait une robe blanche. Son intervention revêtait une signification particulière, alors que cette femme, âgée de 42 ans, s’exprime peu en public, depuis la mort tragique de son frère John F. Kennedy Jr, tué dans un accident d’avion au large de la côte Atlantique il y a un peu plus d’un an. Entrée sur scène sur la musique de la comédie musicale Camelot, surnom donné à l’administration de «JFK», elle a cité le nom de son frère à plusieurs reprises, avant de faire l’éloge du candidat démocrate à la présidentielle, Al Gore. Puis, devant des délégués électrisés, le frère de «JFK», le sénateur Ted Kennedy, représentant de l’aile gauche du Parti démocrate, a entonné ses thèmes favoris concernant la protection sociale et l’assurance maladie. «J’apporte mon soutien à Al Gore non seulement parce qu’il a aidé à créer l’économie la plus solide dans l’histoire américaine (...) mais parce que je sais qu’Al Gore n’arrêtera pas de se battre (...) tant que tous les Américains ne pourront pas bénéficier d’une protection sociale à bon prix». Il y a quarante ans, en juillet 1960, les démocrates s’étaient retrouvés à Los Angeles pour investir John F. Kennedy. Il devait ensuite battre le républicain Richard Nixon. Le mythe Kennedy est omniprésent dans la vie politique américaine depuis l’assassinat en 1963, à Dallas, de JFK, puis de son frère Bobby Kennedy, en 1968, à Los Angeles. Les délégués démocrates ont pu également voir une vidéo de «JFK» reprenant certains morceaux choisis de son fameux discours, notamment lorsqu’il appela les Américains à ne pas considérer sa religion comme un obstacle. Il a été le premier catholique à être élu président des États-Unis. Le choix n’était pas innocent : Al Gore a nommé le sénateur Joseph Lieberman, un juif pratiquant, pour être son colistier. M. Lieberman, qui a fait une entrée triomphale à la convention démocrate, est le premier juif à figurer sur un «ticket» présidentiel. Plusieurs autres membres du clan Kennedy se sont également adressés devant la convention, qui s’est ouverte lundi dernier, parmi lesquels le représentant du Rhode Island, Patrick Kennedy, et Kathleen Kennedy Townsend, gouverneur adjointe du Maryland. «J’ai participé à ma première convention démocrate ici, à Los Angeles, en 1960. J’étais une jeune fille et j’ai pu voir mon oncle être investi candidat des démocrates à la présidentielle (..) Aujourd’hui, nous pouvons à nouveau faire l’histoire», a-t-elle déclaré, avant de présenter le programme électoral des démocrates qui a été adopté dans l’après-midi. Les ténors de la gauche américaine, dont le révérend Jesse Jackson et l’ancien sénateur Bill Bradley, battu par Gore dans les primaires, ont également tenu la vedette mardi pour cette deuxième journée de travaux.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quarante ans après avoir investi John Fitzgerald Kennedy à Los Angeles, les démocrates ont revécu le temps d’un soir la magie des Kennedy, avec un hommage à leur idole «JFK» et les interventions successives de plusieurs membres de la famille. La fille de l’ancien président assassiné, Caroline Kennedy Schlossberg, a fait un témoignage émouvant, relevant que «l’esprit de son père était toujours vivace». «Quand je vois cette salle, et au-delà tout le pays, je sais que l’esprit de mon père est toujours vivace et je vous en remercie». «Maintenant, nous sommes la nouvelle frontière», a-t-elle lancé, en faisant référence au célèbre discours prononcé par son père en 1960 lorsqu’il appela les Américains à surmonter leurs divisions et à suivre son programme de la «Nouvelle frontière». «Il nous...