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Actualités - Chronologie

Quatorze vice-présidents ont réussi à accéder à la magistrature suprême

Le candidat démocrate Al Gore, s’il remportait l’élection de novembre prochain, deviendrait le 15e vice-président à accéder à la Maison-Blanche, dont sept au XXe siècle. Numéro deux de Bill Clinton pendant huit ans, M. Gore serait seulement le 5e vice-président de l’histoire des États-Unis à avoir été élu dès la fin de son mandat normal. En 1837, Martin van Buren, adjoint d’Andrew Jackson, se porta candidat et fut élu président. Il a fallu attendre 152 ans pour qu’un autre vice-président, George Bush, soit élu dans la foulée. Les neuf autres vice-présidents (surnommés VP ou «veeps» par les Américains) sont entrés brutalement en fonction en cours de route, en raison de la démission du président en exercice, de sa mort naturelle ou de son assassinat, comme Lyndon Johnson succédant à John Kennedy. Richard Nixon, VP de Dwight Eisenhower de 1953 à 1961, ne parvint à la Maison-Blanche que huit ans plus tard. Les deux vice-présidents de Nixon eurent des fortunes diverses. Le premier, Spiro Agnew, accusé de corruption et d’évasion fiscale, dut démissionner. Il fut remplacé par Gerald Ford, qui devint président après la démission de Nixon en 1974, emporté par le scandale du Watergate. Gerald Ford est le seul homme politique à n’avoir donc jamais été élu ni à la vice-présidence, ni à la présidence. Jusqu’au 12e amendement de la Constitution en 1804, celui qui arrivait second à l’élection devenait vice-président. Ainsi Thomas Jefferson cohabita, non sans difficulté, avec le président John Adams avant d’être lui-même élu en 1800. Durant 38 ans au XIXe siècle, il n’y eut pas de vice-président. La fonction était jugée si insignifiante alors, que l’un d’eux la qualifia de «pot d’urine». La fonction a pris du poids depuis la Seconde Guerre mondiale, le VP devenant plus intégré à une présidence dont la charge était de plus en plus lourde. Au XXe siècle, quatre VP ont réussi à accéder à la plus haute marche après avoir remplacé des présidents morts en fonction ou démissionnaires : Theodore Roosevelt en 1901, Calvin Coolidge en 1923, Harry Truman en 1945 et Lyndon Johnson en 1963. George Bush servit deux mandats comme vice-président de Ronald Reagan, avant d’être élu en 1989. Son second, Dan Quayle, fut critiqué par nombre de commentateurs comme étant un vice-président très «léger». Al Gore a au contraire été qualifié par Bill Clinton de «vice-président le plus efficace et le plus influent de l’histoire».
Le candidat démocrate Al Gore, s’il remportait l’élection de novembre prochain, deviendrait le 15e vice-président à accéder à la Maison-Blanche, dont sept au XXe siècle. Numéro deux de Bill Clinton pendant huit ans, M. Gore serait seulement le 5e vice-président de l’histoire des États-Unis à avoir été élu dès la fin de son mandat normal. En 1837, Martin van Buren, adjoint d’Andrew Jackson, se porta candidat et fut élu président. Il a fallu attendre 152 ans pour qu’un autre vice-président, George Bush, soit élu dans la foulée. Les neuf autres vice-présidents (surnommés VP ou «veeps» par les Américains) sont entrés brutalement en fonction en cours de route, en raison de la démission du président en exercice, de sa mort naturelle ou de son assassinat, comme Lyndon Johnson succédant à John Kennedy. ...