Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Revue hebdomadaire des marchés Beyrouth : persistance des inquiétudes

Le climat entourant le marché libanais des changes n’a pas subi beaucoup de modifications cette semaine malgré le déploiement tant attendu dans la région frontalière avec Israël d’une force mixte libanaise après celle de l’Onu. Certes, la situation toujours précaire dans cette région en raison de la poursuite des jets de pierres, de pétards et de bouteilles incendiaires en direction de soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière avec le Liban, continue de susciter des inquiétudes au niveau de la communauté financière. Cela d’autant qu’Israël ne cesse de transmettre des plaintes à l’Onu à ce sujet assorties de mises en garde au Liban qualifiant ces actes comme étant des violations à la sécurité tout au long de la frontière. Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont préféré rester à l’écart du marché cette semaine, se contentant d’expédier leurs affaires courantes tout en s’abstenant de prendre d’autres initiatives vis-à-vis des placements en livre libanaise. En effet, l’offre du dollar s’est davantage contractée pendant que la demande en cette monnaie se limitait toujours aux besoins commerciaux quotidiens des agents financiers. Il en a résulté un net ralentissement de l’activité d’un côté, et un genre d’immobilisme sur le front des taux de change d’un autre côté. Ce phénomène s’est renforcé aussi par l’action de la Banque du Liban (BDL) qui, en se déclarant toujours prête à acheter le dollar à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL simultanément, est parvenue à le maintenir en l’état aussi bien «officiellement» que dans le négoce. C’est ainsi que le billet vert, qui clôturait tous les jours au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, continuait aussi à être négocié, comme depuis le début du mois, dans une marge étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL. Mais, compte tenu de la réticence aussi bien de l’offre que de la demande en devises, le volume d’affaires sur toute la semaine ne devait guère dépasser quelque 35 millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques de la place et rarement par la BDL à la vente, à en croire les milieux cambistes. L’euro de nouveau malmené cette semaine À l’étranger, l’euro a été une nouvelle fois malmené par les marchés des changes cette semaine, glissant par moments sous le seuil de 0,90 dollar, pris en étau entre le billet vert et le yen, tandis que ce dernier a profité de l’anticipation par les marchés de l’abandon de la politique monétaire à taux zéro au Japon. Malgré une passagère amélioration hier, due à des spéculations sur un possible resserrement monétaire dans la zone euro, la monnaie unique européenne a passé une grande partie de la semaine sous le seuil de 0,91 dollar, chutant à deux reprises sous la barre de 0,90 dollar et tombant jusqu’à 0,8960 dollar. La lecture du rapport mensuel de la Banque centrale européenne (BCE) et les derniers chiffres des prix à la consommation en France, en Allemagne et en Espagne ont relancé les spéculations sur un possible tour de vis monétaire dès la prochaine réunion du conseil de gouverneurs de cette banque le 31 août courant. Toutefois, handicapé par un manque de confiance général à son égard, la monnaie unique européenne n’a pas eu la force de lutter à la fois contre le dollar et le yen. Le premier a profité de l’économie américaine qui continue de croître sans risque de pression inflationniste, notamment après l’annonce cette semaine d’une hausse plus importante que prévu de la productivité américaine au deuxième trimestre, des ventes de détail et des prix à la production le mois dernier. D’après les analystes, le billet vert a profité de ces chiffres même s’ils éloignent les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) le 22 août, car ils favorisent à l’inverse le marché des actions et les flux de capitaux vers d’autres actifs américains. Certains analystes ont noté que la Fed pourrait s’appuyer sur ces chiffres pour prolonger la pause observée depuis plus de deux mois dans le cycle de resserrement monétaire. Fin juin, elle avait déjà opté pour un statu quo, après avoir relevé d’un demi-point en pourcentage son principal taux directeur le 16 mai dernier. Sans force face au dollar, l’euro a également souffert des attaques du yen. Ce dernier a en effet gagné du terrain sur le billet vert et sur l’euro alors que les investisseurs rachetaient de la devise nippone en anticipant une hausse des taux d’intérêt au Japon. Mercredi, l’euro était tombé sous le seuil de 97 yens pour la première fois depuis onze semaines. Le yen a toutefois été un peu ballotté par les divergences de vues au cours de la semaine entre la Banque du Japon et le gouvernement sur la question de la nécessité d’une hausse des taux. À ce sujet, le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, avait déclaré être plus optimiste que le gouvernement à propos de l’économie, alimentant ainsi les spéculations sur l’abandon de la politique du taux zéro dès la fin de la semaine. Dans ces conditions, l’annonce hier de l’abandon de la politique de taux zéro par la Banque du Japon qui a relevé son taux au jour le jour à 0,25 % n’a pas été une surprise et a eu peu d’effet sur le yen. Certains analystes pariaient même sur une rechute possible du yen à terme du fait de l’incertitude qui pèse sur l’état de santé de l’économie japonaise. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar continuait à présenter des signes de résistance, se négociant hier, à New York, en comparaison avec sa clôture de la semaine dernière, comme suit : – 0,9035 pour un euro contre 0,9080, vendredi dernier. – 1,5030 pour un sterling contre 1,5070 – 2,1645 DM contre 2,1540 – 7,2595 FF contre 7,2240 – 1,7215 FS contre 1,7050 – 2 142,85 lires contre 2 132,45 – 108,75 yens contre 108,65. Les Bourses dans le vert Sur les places boursières internationales, les marchés américains se sont montrés encore optimistes cette semaine, après la publication de nouvelles statistiques confirmant la croissance de l’économie aux États-Unis à un rythme soutenu sans risque de pression inflationniste. Ainsi, après la publication hier d’une forte hausse de 0,7 % des ventes de détail le mois dernier avec un indice des prix à la production inchangé contre une hausse de 0,6 % en juin, les investisseurs sont restés confiants que la Fed ne va pas relever ses taux lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 22 août. Cela d’autant qu’ils avaient appris plus tôt dans la semaine que la productivité américaine aurait augmenté de 5,3 % au deuxième trimestre contre 1,9 % au premier alors que les coûts salariaux, principal indicateur des pressions inflationnistes, reculaient de 0,1 % contre une hausse de 1,9 % pendant la même période ainsi que les crédits à la consommation n’avaient pas dépassé 12 milliards de dollars en juin contre 14,1 milliards en mai. Toutes ces statistiques ont donc été relativement favorables pour les marchés américains, surtout pour les valeurs traditionnelles, contrairement aux valeurs de la haute technologie cotées sur le Nasdaq qui ont fait montre de volatilité tout au long de cette semaine, les investisseurs continuant de s’interroger sur l’évaluation de certaines sociétés de ce secteur. Dans la perspective donc que la Fed observera un statu quo monétaire à la lumière des statistiques de cette semaine montrant une croissance soutenue et une inflation assez paisible, l’engouement pour les actifs américains a été très sensible, à l’exception des valeurs de la haute technologie qui ont souffert des dégagements bénéficiaires. En effet, l’indice Nasdaq, goupant les valeurs de la haute technologie et de l’Internet, ne devait franchir que passagèrement le seuil des 3 800 points cette semaine, contrairement à l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui est parvenu à remonter au-dessus du seuil des 11 000 points pour la première fois depuis le 25 mai dernier, affichant en préclôture, hier, 11 053,76 points, en hausse de 2,66 % d’une huitaine à l’autre. Dans ce contexte, les Bourses européennes devaient avoir le vent en poupe cette semaine à l’exception de Londres qui a terminé hier quasiment stable dans un marché aux volumes étroits quoique animé par moments par l’offre d’achat de Barclays sur Woolwich et la faiblesse de Vodafone. En effet, l’indice Footsie des 100 principales valeurs s’est adjugé seulement 0,33 % d’une huitaine à l’autre à 6 384,50 points en clôture hier contre 6 363,50 points à la fin de la semaine dernière. Quant aux Bourses de la zone euro, elles ont été tirées vers le haut par les perspectives de maintien des taux d’intérêt en l’état des deux côtés de l’Atlantique et par la bonne orientation de Wall Street. C’est ainsi que l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort a regagné cette semaine 4,37 % en clôturant hier 7 322,98 points contre 7 016,59 points à la fin de la semaine dernière. Il en est de même de l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris qui s’est adjugé 1,42 % à 6 553,00 points en clôture cette semaine contre 6 461,35 points à la fin de la semaine dernière. Enfin la Bourse de Tokyo n’a pas pu réagir hier à la décision de la Banque du Japon d’abandonner la politique de taux zéro pour la première fois depuis 18 mois en relevant son principal taux directeur à 0,25 %. Les échanges sont restés donc faibles en raison d’une accalmie de la tendance à la vente et à l’achat. Pourtant, l’indice Nikkei est parvenu à afficher un gain de 2,87 % à 16 117,50 points hier en clôture contre 15 667,36 points à la fin de la semaine dernière.
Le climat entourant le marché libanais des changes n’a pas subi beaucoup de modifications cette semaine malgré le déploiement tant attendu dans la région frontalière avec Israël d’une force mixte libanaise après celle de l’Onu. Certes, la situation toujours précaire dans cette région en raison de la poursuite des jets de pierres, de pétards et de bouteilles incendiaires en direction de soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière avec le Liban, continue de susciter des inquiétudes au niveau de la communauté financière. Cela d’autant qu’Israël ne cesse de transmettre des plaintes à l’Onu à ce sujet assorties de mises en garde au Liban qualifiant ces actes comme étant des violations à la sécurité tout au long de la frontière. Dans ce contexte, nombre d’opérateurs ont préféré rester...