Environnement - Hydroseeding, une méthode américaine Du gazon dans le désert
le 16 août 2000 à 00h00
Après avoir engazonné plusieurs hectares du désert marocain, un jeune chef d’entreprise de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime, France) a l’ambition d’utiliser son savoir-faire pour mettre en culture les terres les plus arides de la planète. «On arrive à remettre en végétation des terrains vraiment stériles», se félicite Valère Antoniucci, 35 ans, qui prend en exemple l’engazonnement, il y a quelques années, de 45 hectares de désert au sud de Tanger pour la station de radio La Voix de l’Amérique. «Un problème de réception des ondes hertziennes dans ce site désertique a pu être réglé en faisant pousser une végétation sous les antennes», raconte M. Antoniucci. La technique utilisée par sa société, Antalvert, est l’hydroseeding, un procédé qui consiste à engazonner par projection hydraulique n’importe quelle surface, sans apport de terre végétale. Si la méthode a été mise au point aux États-Unis avant la Deuxième Guerre mondiale, la société normande a affiné son savoir-faire au fil des ans. Terres arides «On a amélioré nos produits pour faire face à la nature différente des chantiers qui nous sont confiés», souligne le PDG qui emploie une vingtaine de salariés permanents. Remblais de ligne TGV ou terrain d’un ancien dépôt de phosphate au sol très acide, la technique d’engazonnement ne connaît pas l’échec, selon M. Antoniucci. Le produit projeté sur les sols est composé d’eau, de graines, de pâte à papier et d’engrais chimique et organique. Il peut être adapté selon les analyses du terrain, les données climatiques et le résultat escompté. L’incorporation d’un produit rétenteur d’eau permet de limiter la quantité et la fréquence des arrosages, y compris dans le désert, ajoute le PDG. Antalvert répond ainsi à des appels d’offres pour des travaux d’engazonnement sur des sites de toutes natures : terre-pleins routiers et autoroutiers, anciennes carrières ou dépôts, centrales nucléaires, aéroports, terrils miniers... Membre de l’association Club échanges Normandie-Afrique et du club Innovation de la Chambre de commerce, M. Antoniucci est convaincu que le procédé qu’il utilise peut servir à la mise en culture de terres arides, celles du continent africain notamment. Afin de pouvoir réaliser des tests sur d’autres types de graines et procéder à une étude de faisabilité, il espère bénéficier de fonds européens. «Pourquoi ne pas tenter de projeter des graines de mil ou de sorgho ?», s’interroge-t-il.
Après avoir engazonné plusieurs hectares du désert marocain, un jeune chef d’entreprise de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime, France) a l’ambition d’utiliser son savoir-faire pour mettre en culture les terres les plus arides de la planète. «On arrive à remettre en végétation des terrains vraiment stériles», se félicite Valère Antoniucci, 35 ans, qui prend en exemple l’engazonnement, il y a quelques années, de 45 hectares de désert au sud de Tanger pour la station de radio La Voix de l’Amérique. «Un problème de réception des ondes hertziennes dans ce site désertique a pu être réglé en faisant pousser une végétation sous les antennes», raconte M. Antoniucci. La technique utilisée par sa société, Antalvert, est l’hydroseeding, un procédé qui consiste à engazonner par projection hydraulique...
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