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Actualités - Chronologie

Pétrole Le baril au plus haut depuis près de 10 ans

Le pétrole Brent a flambé au-dessus de 32 dollars le baril hier, au plus haut depuis près de dix ans à Londres, alors que les analystes anticipaient une nouvelle réduction des stocks américains et après que l’Opep s’est dite satisfaite des prix actuels du marché. Hier matin, le baril a grimpé jusqu’à 32,80 dollars sur l’International Petroleum Exchange, au plus haut depuis novembre 1990 lorsque le pétrole avait flambé à cause de la crise née de l’invasion irakienne du Koweït en août 1990. Le Brent était monté jusqu’à 40,95 dollars le baril le 10 octobre 1990. Exceptionnellement les cours sur le marché à Londres étaient plus élevés qu’à New York où le baril de brut de référence (light sweet crude) pour livraison la plus rapprochée en septembre avait gagné lundi 92 cents pour clôturer à 31,94 dollars. Cette envolée des cours révélait, selon les analystes, les craintes du marché avant la publication des derniers chiffres de l’American Petroleum Institute (API) sur les réserves américaines. Les cours du brut avaient repris leur hausse en milieu de semaine dernière après l’annonce d’une baisse surprise, pour la deuxième semaine consécutive, des stocks hebdomadaires américains. Les réserves américaines de pétrole brut sont inférieures de 12,5 % à leur niveau d’il y a un an et sont au plus bas depuis 1976. Cette baisse a fait craindre que les raffineurs américains ne puissent pas reconstituer à temps leurs stocks de fioul domestique, utilisé pour le chauffage, avant l’hiver. Cette envolée des cours est «assez surprenante», a jugé Lawrence Eagles, analyste chez le courtier londonien GNI. «Nous pensions qu’après la hausse d’hier les prix retomberaient», a-t-il ajouté. «Selon lui, le marché est toujours très tendu pour le contrat de septembre et il y a des achats de couverture à court terme avant les chiffres ce soir de l’API». Au-delà des inquiétudes concernant la faiblesse des stocks, les analystes notent que des propos du président vénézuélien Hugo Chavez dont le pays assure actuellement la présidence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont également influencé le marché alors que des incertitudes persistent sur la position de l’Arabie séoudite. M. Chavez, qui a terminé lundi soir à Alger une tournée dans les pays de l’Opep pour préparer un sommet prévu du 28 au 30 septembre à Caracas, a exhorté ses partenaires à «faire face aux pressions» des pays industrialisés pour faire baisser le prix du baril de pétrole. Il a plaidé pour «une stratégie commune pour garantir l’équilibre du marché et défendre un prix équitable». Les ministres du Pétrole de l’Opep doivent se retrouver avant le sommet à Vienne le 10 septembre. Malgré deux augmentations de la production cette année, l’Opep n’a pas réussi à stabiliser les prix qui ont triplé depuis décembre 1998. Lundi, le prix du panier de pétroles de l’Opep a grimpé à nouveau au-dessus de 28 dollars, à 28,53 dollars. Selon Leo Drollas, économiste au Centre for Global Energy Studies (CGES), les pressions américaines «augmentent à la veille des élections présidentielles aux États-Unis», premier consommateur mondial de pétrole et où la défense des prix est devenue un enjeu électoral. «Les inquiétudes concernant la décision de l’Arabie séoudite d’augmenter ou non sa production en septembre jouent sur les cours», a en outre noté Lawrence Eagles.
Le pétrole Brent a flambé au-dessus de 32 dollars le baril hier, au plus haut depuis près de dix ans à Londres, alors que les analystes anticipaient une nouvelle réduction des stocks américains et après que l’Opep s’est dite satisfaite des prix actuels du marché. Hier matin, le baril a grimpé jusqu’à 32,80 dollars sur l’International Petroleum Exchange, au plus haut depuis novembre 1990 lorsque le pétrole avait flambé à cause de la crise née de l’invasion irakienne du Koweït en août 1990. Le Brent était monté jusqu’à 40,95 dollars le baril le 10 octobre 1990. Exceptionnellement les cours sur le marché à Londres étaient plus élevés qu’à New York où le baril de brut de référence (light sweet crude) pour livraison la plus rapprochée en septembre avait gagné lundi 92 cents pour clôturer à 31,94...