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Actualités - Chronologie

Afrique Coup d'envoi de la conférence de paix sur le Congo

Les chefs d’État des pays impliqués dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC) se sont réunis en sommet lundi matin à Lusaka afin de relancer le processus de paix moribond. Le sommet s’est ouvert à 10h15 GMT, avec plus de deux heures de retard, en présence du président congolais Laurent-Désiré Kabila. L’incertitude avait plané jusqu’à la dernière minute lundi matin sur la présence de M. Kabila, mais celui-ci est arrivé l’un des derniers vers 8 heures GMT. Le président zambien Frédérick Chiluba avait effectué la semaine dernière une visite-éclair en RDC pour convaincre son homologue congolais d’assister au sommet après qu’il eût fait faux bond à celui de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), les 6 et 7 août derniers en Namibie. Les chefs d’État présents à l’ouverture étaient, outre M. Kabila, les présidents zimbabwéen Robert Mugabé, namibien Sam Nujoma, rwandais Paul Kagame, ougandais Yoweri Museveni, sud-africain Thabo Mbeki, tanzanien Benjamin Mkapa, mozambicain Joachim Chissano, malawite Buluki Muluzi, zambien Frederick Chiluba, et le roi du Swaziland Mseti III. Le secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), Salim Ahmed Salim, le représentant spécial de l’Onu pour la RDC, Kamel Morjane, ainsi que des ministres angolais, botswanais, seychellois et mauriciens participent également aux discussions. L’absence du président angolais José Eduardo Dos Santos n’a pas été expliquée. Seuls deux mouvements rebelles étaient représentés à l’ouverture : le Mouvement de libération du Congo (MLC) par son dirigeant Jean-Pierre Bemba et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) par Émile Ilunga. En revanche, le siège réservé au RCD-Kisangani est resté vide. M. Chiluba a ouvert la conférence en soulignant que «de nombreux développements négatifs» s’étaient produits depuis le dernier sommet sur la RDC et «représentent des menaces pour la paix». Le président zambien, qui fait office de médiateur dans le conflit, a indiqué que les violations du cessez-le-feu, le retard pris dans le déploiement des forces de l’Onu et la mise en place de négociations politiques figuraient au programme des discussions. M. Chiluba a estimé que la tâche des délégations était d’«assurer au Conseil de sécurité que les conditions nécessaires sont réunies pour le déploiement de Casques bleus». Le président zambien s’est dit «confiant». «Les divergences ne sont pas insurmontables», a-t-il dit, se montrant plus optimiste que la plupart des délégations rencontrées dans la matinée. Le sommet et la souris L’humeur était plutôt sombre lundi à Lusaka, les diplomates déplorant la tenue d’«un sommet de plus qui va accoucher d’une souris». Les délégations présentes doivent discuter à huis clos dans l’après-midi. Aucune heure n’a été fixée pour le communiqué final. Les dernières propositions de retrait des rebelles, des Rwandais et des Ougandais figureront en bonne place dans ces discussions, a confirmé M. Morjane. La RDC est, depuis deux ans, le théâtre d’une véritable guerre régionale opposant le régime Kabila allié au Zimbabwe, à l’Angola et à la Namibie, à une rébellion soutenue par le Rwanda et l’Ouganda. L’accord de paix signé en 1999 est resté lettre morte à ce jour. La poursuite des hostilités, dont l’un des facteurs-clés est la richesse du sous-sol congolais (diamants, or, cuivre, uranium) a conduit l’Onu, fin juillet, à retarder le déploiement de 500 observateurs militaires et de 5 000 Casques bleus. Les Nations unies accusent le gouvernement de RDC d’entraver ce déploiement et exigent, conformément à la résolution 1 304 votée en juin, le retrait «immédiat» des troupes étrangères, en premier lieu celles du Rwanda et de l’Ouganda. Le Rwanda et son allié rebelle congolais, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), ont proposé, le 8 août, de reculer de 200 km sur tous les fronts pour laisser la place aux observateurs de l’Onu tandis que l’Ouganda a affirmé avoir entamé l’évacuation de près de 4 000 hommes, soit la moitié de ses effectifs. Harare, Luanda et Windhoek insistent pour un retrait «effectif et non partiel» des forces rebelles et n’envisagent de se retirer que «lorsque la souveraineté de la RDC ne sera plus menacée».
Les chefs d’État des pays impliqués dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC) se sont réunis en sommet lundi matin à Lusaka afin de relancer le processus de paix moribond. Le sommet s’est ouvert à 10h15 GMT, avec plus de deux heures de retard, en présence du président congolais Laurent-Désiré Kabila. L’incertitude avait plané jusqu’à la dernière minute lundi matin sur la présence de M. Kabila, mais celui-ci est arrivé l’un des derniers vers 8 heures GMT. Le président zambien Frédérick Chiluba avait effectué la semaine dernière une visite-éclair en RDC pour convaincre son homologue congolais d’assister au sommet après qu’il eût fait faux bond à celui de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), les 6 et 7 août derniers en Namibie. Les chefs d’État présents à...