L’Université américaine de Beyrouth a annoncé le décès de Constantin Zurayk, historien et professeur honoraire. Constantin Zurayk est décédé dimanche, à l’âge de 91 ans. Né en à Damas en 1909, Constantin Zurayk est venu au Liban en 1928 pour poursuivre ses études à l’AUB. Il s’est dirigé ensuite aux Etats-Unis, où il obtint une maîtrise de l’université de Chicago, puis un doctorat de l’université de Princeton. Il est retourné au Liban pour enseigner l’histoire à l’AUB. M. Zurayk a occupé plusieurs postes importants. Après avoir été le délégué de la Syrie à Washington, de 1946 à 1947, puis au Conseil de sécurité de l’Onu, il fut nommé directeur de l’université de Damas de 1949 à 1952. À l’AUB, il occupa également plusieurs postes administratifs, dont celui de vice-président et de président intérimaire. Le professeur Zurayk est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le nationalisme arabe dont il fut l’un des premiers théoriciens. Il est considéré comme le père spirituel du mouvement nationaliste arabe qu’il a constamment nourri par sa pensée, ses écrits et ses interventions durant toute sa carrière académique. Constantin Zurayk a témoigné de la naissance de ce mouvement et de son évolution à travers les multiples défis politiques et intellectuels. Dans ses écrits, il avait rêvé d’une oumma ou nation arabe unifiée. Seule une autocritique sérieuse qui enclencherait une réforme radicale sur le plan social-culturel, disait-il, pourrait sortir les peuples arabes de leur «infantilisme» pour achever leur unité, qui était, pour lui, incontournable. Pour lui, la «remise en question» que doivent effectuer les peuples arabes passe nécessairement par «un processus de rationalité ultime» et constitue une étape incontournable pour élever leurs pays au rang de «nations civilisées», capables alors et seulement alors de confronter Israël. Telle était la substance de sa pensée. Le professeur Zurayk a fondé, avec quelques-uns de ses camarades, l’Institut d’études palestiniennes à Beyrouth et le Centre d’études sur l’unité arabe. Il fut connu pour être l’un des pionniers de la pensée critique dans le monde arabe et l’un des plus brillants chercheurs et historiens qui ont écrit sur l’histoire, la civilisation et l’avenir des peuples arabes. Constantin Zurayk est titulaire de l’Ordre national du Cèdre avec grade de Grand Commandeur, de l’Ordre du Mérite syrien et de l’Ordre de l’Indépendance jordanien.
L’Université américaine de Beyrouth a annoncé le décès de Constantin Zurayk, historien et professeur honoraire. Constantin Zurayk est décédé dimanche, à l’âge de 91 ans. Né en à Damas en 1909, Constantin Zurayk est venu au Liban en 1928 pour poursuivre ses études à l’AUB. Il s’est dirigé ensuite aux Etats-Unis, où il obtint une maîtrise de l’université de Chicago, puis un doctorat de l’université de Princeton. Il est retourné au Liban pour enseigner l’histoire à l’AUB. M. Zurayk a occupé plusieurs postes importants. Après avoir été le délégué de la Syrie à Washington, de 1946 à 1947, puis au Conseil de sécurité de l’Onu, il fut nommé directeur de l’université de Damas de 1949 à 1952. À l’AUB, il occupa également plusieurs postes administratifs, dont celui de vice-président...
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