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Actualités - Reportages

L'hôpital et ses fantômes (photo)

L’entrée est en marbre – certes faux. La peinture est fraîche. De tous les hôpitaux de Tyr, celui de Jabal Amel est certainement le plus développé. Excepté Hammoud à Saïda, l’hôpital de Jabal Amel est le plus grand du Liban-Sud. Il y a l’IRM dernier cri, une banque de sang et un labo de biochimie impeccables. Mais pas de chirurgien cardiaque par exemple. Et comme partout au Liban, les carences du ministère de la Santé. 10 à 12 patients par jour ne peuvent pas intégrer l’établissement, 34 lits par mois seulement sont aux frais de l’État. «Jabal Amel n’est financé que par les banques et un collectif de 4 personnes, il n’y a aucune aide extérieure». Dr Ahmed Mroué, le président de l’hôpital, explique. «Mais nos médecins, nos chirurgiens notamment ont la baraka : la chirurgie de guerre est un formidable apprentissage, et ils se sont tous spécialisés un peu partout en Europe». Le bon docteur ne veut pas de l’aide de l’État pour son hôpital, il veut que «l’État aide les sudistes, que la distribution des lits ne soit plus fonction de la confession du patient, qu’il règle ses factures : ici, à Tyr, aucun patient ne veut rentrer à son compte». L’hôpital et ses fantômes. Ce n’est pas un canular, il y en a au moins un. Celui de l’État.
L’entrée est en marbre – certes faux. La peinture est fraîche. De tous les hôpitaux de Tyr, celui de Jabal Amel est certainement le plus développé. Excepté Hammoud à Saïda, l’hôpital de Jabal Amel est le plus grand du Liban-Sud. Il y a l’IRM dernier cri, une banque de sang et un labo de biochimie impeccables. Mais pas de chirurgien cardiaque par exemple. Et comme partout au Liban, les carences du ministère de la Santé. 10 à 12 patients par jour ne peuvent pas intégrer l’établissement, 34 lits par mois seulement sont aux frais de l’État. «Jabal Amel n’est financé que par les banques et un collectif de 4 personnes, il n’y a aucune aide extérieure». Dr Ahmed Mroué, le président de l’hôpital, explique. «Mais nos médecins, nos chirurgiens notamment ont la baraka : la chirurgie de guerre est un...