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Actualités - Chronologie

Athlétisme - Réunion de Zurich Greene reste le boss (photo)

Maurice Greene peut à nouveau rouler des épaules. Dès son retour en Europe, l’Américain a repris les commandes du sprint mondial, prouvant que la blessure de Sacramento (Californie) n’avait nullement entamé son règne sur 100 m. «J’ai montré à mes adversaires qui était le boss en route vers Sydney», commentait Greene au soir de Zurich, paradant dans les allées de l’hôtel des athlètes, disposé à répondre aux sollicitations des chasseurs d’autographes comme aux plaisanteries des fantasques sprinteuses bahaméennes. Peu de gens l’attendaient à ce niveau aussi vite. On pensait l’Américain encore convalescent, après la semaine de repos complet nécessaire pour effacer la petite élongation contractée au dernier jour des sélections américaines. D’autant qu’il n’avait eu le feu vert médical qu’une semaine plus tôt pour un retour où il n’avait pas choisi la facilité en affrontant la majorité de ses futurs rivaux olympiques. Mais il faut croire que l’élève de John Smith a mis à profit ce repos pour recharger ses batteries sans perdre une once de sa compétitivité. Mais aussi que l’élongation à la cuisse gauche, qui l’avait freiné puis stoppé en finale du 200 m à Sacramento, était petite, toute petite. D’entrée, la boule de muscle du Kansas a bondi sur la course comme un tigre sur sa proie, ne laissant que les miettes à des rivaux comme Ato Boldon. En champion et recordman du monde qu’il est depuis l’an dernier. Sous les 10 Ses 9 sec 94/100 face à un vent d’1 m/s l’ont en effet immédiatement replacé au sommet de la hiérarchie de la saison où il possède désormais les trois meilleurs temps. Personne n’avait gagné aussi vite sur la piste du Letzigrund depuis Carl Lewis, en 1988, avec ses 9 sec 93/100 qui constituent toujours le record du stade. «Zurich marque le lancement de la seconde partie de ma saison, celle qui doit me conduire très vite à Sydney», assurait la Comète du Kansas, surpris d’apprendre qu’il s’agissait de son 30e chrono sous les 10 secondes mais persuadé que le 31e ne tardera pas à venir. La prochaine occasion ne sera vraisemblablement pas à Monaco où le clan Smith devrait uniquement s’entraîner, n’étant pas parvenu à un accord avec l’organisateur de la prochaine étape de la Golden League. Alors, ce sera peut-être Bruxelles, Berlin... «Et après, j’accumulerai d’autres titres et des records», assurait l’homme qui veut marquer d’une empreinte indélébile la grande histoire du sprint pour figurer aux côtés – si ce n’est au-dessus – des Carl Lewis et autres. Son visage se referme sensiblement en évoquant la finale du 200 m aux trials, et le rendez-vous avec Michael Johnson, manqué par les blessures. Comme si la plaie n’était pas totalement refermée. Question d’amour-propre : «J’aurais accepté la défaite en course mais je suis très déçu d’avoir dû renoncer». À 26 ans, Greene a encore du temps pour penser au 200 m. Pour l’heure, il n’est plus qu’à quelques lignes droites de son premier sacre olympique.
Maurice Greene peut à nouveau rouler des épaules. Dès son retour en Europe, l’Américain a repris les commandes du sprint mondial, prouvant que la blessure de Sacramento (Californie) n’avait nullement entamé son règne sur 100 m. «J’ai montré à mes adversaires qui était le boss en route vers Sydney», commentait Greene au soir de Zurich, paradant dans les allées de l’hôtel des athlètes, disposé à répondre aux sollicitations des chasseurs d’autographes comme aux plaisanteries des fantasques sprinteuses bahaméennes. Peu de gens l’attendaient à ce niveau aussi vite. On pensait l’Américain encore convalescent, après la semaine de repos complet nécessaire pour effacer la petite élongation contractée au dernier jour des sélections américaines. D’autant qu’il n’avait eu le feu vert médical qu’une...