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Actualités - Chronologie

Jérusalem Le Hezbollah menace de détruire l'ambassade US en cas de transfert

Le Hezbollah a menacé hier de détruire l’ambassade des États-Unis et de tuer son personnel diplomatique en cas de transfert de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette éventualité a soulevé une vague de réprobation dans le monde arabe et dans les territoires occupés. «Vous pouvez transférer votre ambassade à Jérusalem et y envoyer vos diplomates. Mais des gens honnêtes peuvent réduire en ruines votre ambassade et vous renvoyer vos diplomates dans des cercueils», a menacé cheikh Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, lors d’un rassemblement dans un village du Liban-Sud. Le président américain Bill Clinton a annoncé dans un entretien accordé à la télévision israélienne qu’il envisageait sérieusement la possibilité d’installer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Il a précisé qu’une décision serait prise d’ici à la fin de l’année. Pour Nasrallah, ce transfert, également dénoncé par les Palestiniens, constituerait une pression inacceptable sur l’Autorité palestinienne et une prise de position contre les nations arabes et musulmanes. Selon le New York Times, c’est le Premier ministre israélien Ehud Barak qui a formellement demandé au président Bill Clinton d’évoquer la possibilité du transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Selon le quotidien, les déclarations de M. Clinton à la télévision israélienne sur ce transfert «ont eu lieu après que M. Barak eut spécifiquement demandé à M. Clinton d’aborder la question». Selon Sandy Berger, conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, Bill Clinton a décidé de saisir l’occasion d’une interview à la télévision israélienne pour annoncer ce possible transfert. Cette annonce, a-t-il ajouté, s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir le Premier ministre israélien, dont le gouvernement est sur le fil du rasoir après avoir été lâché par ses alliés religieux et de droite et perdu sa majorité au Parlement. Dans cette interview, M. Clinton avait notamment déclaré qu’«à la lumière de ce qui s’est passé (au sommet de Camp David entre Israël et l’Autorité palestinienne), je suis en train d’examiner» un transfert de l’ambassade des États-Unis à Jerusalem «et je prendrai une décision d’ici à la fin de l’année». Toujours selon le New York Times, le chef de gouvernement israélien a également approché plusieurs membres du Congrès américain pour qu’ils déposent un projet de loi sur le transfert de l’ambassade. M. Barak s’est notamment entretenu au téléphone jeudi dernier avec le chef de file de la majorité au Sénat Trent Lott et le chef de la commission des appropriations au Sénat Ted Stevens, indique le journal. La quasi-totalité des ambassades en Israël sont installées à Tel-Aviv, la partie est de Jérusalem étant considérée un territoire occupé, selon l’Onu. Soutien de Ryad De son côté, le président palestinien Yasser Arafat a obtenu dimanche le soutien de l’Arabie séoudite sur la question de Jérusalem, a affirmé un responsable palestinien. Après sa visite dans le royaume, M. Arafat s’est rendu au Yémen, deuxième étape d’une tournée visant à se rallier le soutien des pays arabes, a ajouté «l’ambassadeur» palestinien dans le royaume, Moustapha Hachem Cheikh Dib. «Les points de vue palestinien et séoudien coïncident en tous points, le président Arafat est satisfait du soutien qu’il a obtenu des dirigeants séoudiens sur la question de Jérusalem et de leur appui à la position palestinienne», a-t-il déclaré. M. Arafat avait rencontré à Djeddah, sur la côte ouest, le roi Fahd, le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz, et le ministre de la Défense, le prince Sultan ben Abdel Aziz, a-t-il précisé. «Les discussions ont porté sur la possibilité de convoquer un sommet arabe, restreint ou élargi, sur la question de Jérusalem, et la possibilité que des pays islamiques (et non arabes) y participent», a-t-il poursuivi. M. Arafat doit se rendre dans la nuit de dimanche à lundi au Maroc pour y rencontrer le roi Mohamed VI ainsi que le souverain jordanien, Abdallah II, qui s’y trouve en visite, a affirmé M. Cheikh Dib. Il doit partir ensuite en Tunisie, selon le responsable, qui a confirmé que M. Arafat prévoyait de se rendre, à la fin de sa tournée, en Syrie pour y rencontrer le nouveau président, Bachar el-Assad. Albright au Vatican Par ailleurs, la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright se rendra au Vatican cette semaine pour des entretiens consacrés au conflit du Proche-Orient et en particulier à la question de Jérusalem-Est, a indiqué un porte-parole du département d’État. Mme Albright, qui devait en principe regagner lundi les États-Unis au terme de sa visite à Tokyo, se rendra à Rome et s’entretiendra mardi avec le chef de la diplomatie du Vatican Mgr Jean-Louis Tauran, a précisé le porte-parole Richard Boucher. «Le but de cette visite est d’informer Mgr Tauran du sommet de Camp David et de discuter de la question de Jérusalem», a-t-il ajouté. Le sommet de Camp David a achoppé principalement sur le statut de Jérusalem-Est occupée en 1967, puis annexée par Israël. Comme l’ensemble de la communauté internationale, le Vatican n’a jamais reconnu Jérusalem-Est comme faisant partie de l’État d’Israël, ni même Jérusalem-Ouest comme sa capitale. Il n’a jamais signé avec Israël d’accord sur la Ville sainte.
Le Hezbollah a menacé hier de détruire l’ambassade des États-Unis et de tuer son personnel diplomatique en cas de transfert de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette éventualité a soulevé une vague de réprobation dans le monde arabe et dans les territoires occupés. «Vous pouvez transférer votre ambassade à Jérusalem et y envoyer vos diplomates. Mais des gens honnêtes peuvent réduire en ruines votre ambassade et vous renvoyer vos diplomates dans des cercueils», a menacé cheikh Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, lors d’un rassemblement dans un village du Liban-Sud. Le président américain Bill Clinton a annoncé dans un entretien accordé à la télévision israélienne qu’il envisageait sérieusement la possibilité d’installer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Il a précisé qu’une décision serait prise...