Immigration L'UE accueillera 79 millions d'étrangers d'ici à 2050
le 29 juillet 2000 à 00h00
«Un peu plus de 79 millions d’étrangers seront accueillis dans l’Union européenne, au rythme actuel de l’immigration, d’ici à 2050», a-t-on indiqué jeudi à la présidence française de l’UE, à la veille du Conseil informel européen Justice-Affaires intérieures qui se tient à Marseille. Ces données ne supposent «aucun changement de politique d’immigration, mais la seule poursuite de ce qui existe déjà», ajoute-t-on de même source. Ce scénario recoupe certains éléments d’un récent rapport de la division population de l’Onu basé sur trois scénarios, mais qui avait d’emblée suscité de fortes réserves, notamment de la France : selon les projections de l’Onu, pour le seul maintien de sa population actuelle, l’Union européenne doit accueillir 47,5 millions d’immigrés. Pour maintenir à son niveau actuel sa population âgée de 15 à 64 ans, elle doit en accueillir 79 millions, et pour le maintien du ratio actuel entre actifs et retraités, quelque 700 millions. Ces conclusions sont très contestées, notamment par la France pour qui les auteurs ont «ignoré complètement» certaines données démographiques, institutionnelles et économiques, de même que les «paramètres socioculturels et politiques qui gouvernent la capacité d’intégration des sociétés d’accueil». Pour autant, et dans le respect du «triptyque de Tampere» (sommet européen d’octobre 99 qui fonde la politique européenne d’immigration sur trois axes «codéveloppement, maîtrise des flux et intégration»), la France a proposé à ses partenaires hier une «réflexion politique sur les perspectives de l’immigration dans l’UE» pour les 50 ans à venir. Récusant les «deux utopies» que sont l’immigration zéro et l’ouverture totale et sans contrôle des frontières de l’Union, Paris estime, toujours selon la même source, que l’Europe vit une «situation nouvelle» puisque certains de ses États sont «des pays d’immigration depuis plus d’un siècle» tandis que d’autres étaient encore «il y a peu des terres d’émigration». Il en résulte une «importance variable de la population étrangère dans chaque État membre et une perception distincte de cette dernière par les opinions». Il «faut admettre, et l’indiquer clairement à l’opinion, que l’Europe deviendra un lieu de métissage», qu’il ne faut en nourrir «aucune inquiétude», mais que ce métissage a toutefois des limites «clairement établies : nos principes, nos lois et le modèle de citoyenneté auxquels nous sommes attachés». C’est ce message, toujours selon la même source, que la France entend dire à ses partenaires avant que les Quinze n’entament leur réflexion.
«Un peu plus de 79 millions d’étrangers seront accueillis dans l’Union européenne, au rythme actuel de l’immigration, d’ici à 2050», a-t-on indiqué jeudi à la présidence française de l’UE, à la veille du Conseil informel européen Justice-Affaires intérieures qui se tient à Marseille. Ces données ne supposent «aucun changement de politique d’immigration, mais la seule poursuite de ce qui existe déjà», ajoute-t-on de même source. Ce scénario recoupe certains éléments d’un récent rapport de la division population de l’Onu basé sur trois scénarios, mais qui avait d’emblée suscité de fortes réserves, notamment de la France : selon les projections de l’Onu, pour le seul maintien de sa population actuelle, l’Union européenne doit accueillir 47,5 millions d’immigrés. Pour maintenir à son...
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