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Actualités - Chronologie

La coopération entre la Russie et les 7 relancée à Miyazaki

Sérieusement mise à mal l’an dernier par la crise du Kosovo et la guerre en Tchétchénie, la coopération entre les autres membres du G8 et la Russie a été relancée à Miyazaki, même si Moscou maintient ses réserves ou ses critiques sur certaines initiatives. Les conclusions rendues publiques à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 ont fait l’objet d’un consensus unanime, même lorsque le compromis a été âprement négocié, par exemple sur la Yougoslavie (voir par ailleurs). «Le message d’Igor Ivanov, c’est, me semble-t-il, qu’au-delà de nos désaccords, nous sommes des partenaires», a estimé le ministre français Hubert Védrine après la clôture des travaux. «Je pense que c’est dans cet esprit que le président Vladimir Poutine participera dans quelques jours au sommet des chefs d’État et de gouvernement», a-t-il ajouté. Le sommet du G8, du 21 au 23 juillet à Okinawa, constituera la première grande sortie du nouveau président russe sur la scène internationale et sa prestation y est attendue avec un grand intérêt. Au cours de la conférence de presse commune des huit ministres, accompagnés des représentants de l’Union européenne, Xavier Solana et Chris Patten, M. Ivanov n’a pas démenti s’être opposé à une dénonciation nominative du président serbe Slobodan Milosevic. Sur un sujet voisin, la Russie s’est aussi associée, malgré ses réserves bien connues, au paragraphe qui affirme la nécessité de «mettre fin à l’impunité des criminels de guerre». De là à en déduire que la Russie participera plus activement, sur le terrain, à l’arrestation des criminels de guerre serbes, il y a un pas que le ministre français ne franchit pas. «Ils ont des réserves, ils ont des désaccords, ils lancent des avertissements sur certains points, mais leur attitude signale une volonté de coopération sur l’ensemble de la question des Balkans», a estimé M. Védrine. En aparté, il rappelle qu’au moment des tensions les plus graves avec l’Occident provoquées par l’intervention armée de l’Otan au Kosovo, les Russes ont toujours veillé à ne jamais rompre le fil». Contrainte par une opinion publique massivement pro-Serbe à se retirer du «groupe de contact» sur la Yougoslavie, la Russie a saisi dans le G8 l’opportunité de reprendre cette coopération, souligne-t-il. La réunion de Miyazaki a d’ailleurs prouvé que les différences d’opinion n’opposaient pas systématiquement la Russie aux membres plus anciens de ce club. Ce sont les États-Unis qui se sont trouvés relativement isolés quand il s’est agi de leur projet de système de défense antimissile (NMD), dont les conséquences potentiellement déstabilisantes sur l’équilibre stratégique mondial provoquent l’inquiétude de leurs alliés.
Sérieusement mise à mal l’an dernier par la crise du Kosovo et la guerre en Tchétchénie, la coopération entre les autres membres du G8 et la Russie a été relancée à Miyazaki, même si Moscou maintient ses réserves ou ses critiques sur certaines initiatives. Les conclusions rendues publiques à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 ont fait l’objet d’un consensus unanime, même lorsque le compromis a été âprement négocié, par exemple sur la Yougoslavie (voir par ailleurs). «Le message d’Igor Ivanov, c’est, me semble-t-il, qu’au-delà de nos désaccords, nous sommes des partenaires», a estimé le ministre français Hubert Védrine après la clôture des travaux. «Je pense que c’est dans cet esprit que le président Vladimir Poutine participera dans quelques jours au sommet...