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Actualités - Chronologie

L'Etat hébreu accepterait des arrangements symboliques sur Jérusalem

Tandis que le destin de Jérusalem est considéré comme la pierre d’achoppement du sommet de Camp David, Israël a réaffirmé hier qu’il pourrait envisager à ce propos un arrangement limité avec les Palestiniens. Selon le quotidien Haaretz, le Premier ministre Ehud Barak doit présenter au sommet avec le président palestinien Yasser Arafat et le président américain Bill Clinton un plan qui accorderait aux faubourgs palestiniens de Jérusalem une large autonomie. Le vice-ministre de la Défense, Ephraïm Sneh, a évoqué à la radio publique une solution «au niveau municipal» qui éviterait de diviser la ville sainte, car, selon lui, sans un règlement de la question de Jérusalem, «il ne peut y avoir de solution au conflit» israélo-palestinien. «C’est un problème complexe, mais nous devons maintenir notre “ligne rouge” qui est de ne pas diviser la ville et c’est donc au niveau municipal qu’il faut faire preuve de souplesse et être créatif», a déclaré M. Sneh. Les propos de M. Sneh contredisent l’opinion d’autres membres du gouvernement israélien, notamment le ministre auprès de la présidence du Conseil, Haïm Ramon, qui estiment au contraire qu’un accord au sommet israélo-palestinien de Camp David ne sera possible que si la question du statut de Jérusalem est repoussée à une date ultérieure. La position officielle d’Israël est que Jérusalem doit demeurer sa capitale «éternelle et indivisible», tandis que les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la ville, où se trouvent les lieux sacrés les plus importants pour le judaïsme et le christianisme, et certains des lieux saints de l’islam, la capitale de leur État. Le ministre de la Justice Yossi Beilin, un architecte des accords d’Oslo de 1993, a affirmé qu’il était possible de trouver «des solutions symboliques» permettant à Israël et aux Palestiniens d’affirmer que Jérusalem est leur capitale. «Jérusalem est problématique à cause de la perception, à cause des émotions et à cause des symboles», a affirmé M. Beilin. «Ce n’est pas un vrai problème comme la sécurité. Si l’on peut résoudre le problème symbolique avec des solutions symboliques, alors on peut avoir des solutions réelles au problème», a-t-il dit. M. Beilin a ajouté que si les besoins spécifiques des juifs, musulmans et chrétiens de Jérusalem se rejoignaient la question de la souveraineté deviendrait théorique. «S’ils (les négociateurs) commencent à discuter pour savoir qui est le propriétaire et qui est le maître de cette ville, alors ils (les pourparlers) sont voués à l’échec», a-t-il estimé. Le responsable palestinien de la question de Jérusalem, Fayçal Husseini, a indiqué mercredi que les Palestiniens souhaitaient une ville unifiée qui pourrait être aussi bien la capitale d’Israël que de la Palestine. «Ce sera une ville ouverte, dont l’est sera une capitale palestinienne et l’ouest une capitale israélienne mais la ville elle-même demeurera ouverte», a affirmé M. Husseini. Il a annoncé que le 13 septembre, jour prévu de la proclamation d’un État palestinien, des drapeaux palestiniens flotteront sur toutes les maisons de Jérusalem-Est. Mais l’idée même d’un contrôle palestinien à Jérusalem – symbolique, municipal ou autre – rebute de nombreux Israéliens de droite, dont le maire Ehud Olmert. «L’unique statut pour Jérusalem est celui d’une capitale unifiée d’Israël. Toutes ces idées de division ou d’administration commune sont totalement mal placées et fausses», a-t-il déclaré à la presse estimant que «Jérusalem est plus importante» aux juifs car ils sont les seuls à y avoir un seul important site religieux, le Mur des Lamentations.
Tandis que le destin de Jérusalem est considéré comme la pierre d’achoppement du sommet de Camp David, Israël a réaffirmé hier qu’il pourrait envisager à ce propos un arrangement limité avec les Palestiniens. Selon le quotidien Haaretz, le Premier ministre Ehud Barak doit présenter au sommet avec le président palestinien Yasser Arafat et le président américain Bill Clinton un plan qui accorderait aux faubourgs palestiniens de Jérusalem une large autonomie. Le vice-ministre de la Défense, Ephraïm Sneh, a évoqué à la radio publique une solution «au niveau municipal» qui éviterait de diviser la ville sainte, car, selon lui, sans un règlement de la question de Jérusalem, «il ne peut y avoir de solution au conflit» israélo-palestinien. «C’est un problème complexe, mais nous devons maintenir notre “ligne...