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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'initiatives nouvelles

Le dollar a été confiné dans une marge très étroite hier à Beyrouth, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché généralement équilibré de lui-même. Cela étant, le billet vert, qui a été fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, s’est pratiquement négocié dans les échanges interbancaires durant toute la journée entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que ce mouvement ne s’est pas accompagné d’activité en l’absence de nouvelles initiatives, avec au total quelque huit millions de dollars entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la BDL. Dollar toujours en forme à l’étranger À l’étranger, les opérateurs se sont à nouveau tournés vers le dollar qui a été soutenu par la hausse des marchés boursiers américains, notamment le Nasdaq dont les performances de la veille ont été confirmées hier. Bien que les investisseurs aient été rassurés hier par l’augmentation de 27 000 du nombre des demandes d’allocation chômage aux États-Unis la semaine dernière, pour la première fois depuis un an, ils sont demeurés cependant prudents avant la publication aujourd’hui de plusieurs statistiques américaines, sur les ventes de détail, la production industrielle et les prix à la production qui sont censés leur donner une idée plus claire sur l’état de santé de l’économie américaine. Dans ces conditions, la monnaie unique n’a pas pu mettre à profit hier les bonnes performances de l’économie européenne. A cet égard, les opérateurs se sont montrés indifférents à l’annonce par Eurostat que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a progressé de 0,9 % au premier trimestre 2000 par rapport au trimestre précédent, ainsi que de la publication de l’enquête mensuelle de l’INSEE révélant que la conjoncture industrielle et la confiance des consommateurs se sont améliorées en juin dans la zone euro. Par ailleurs, le yen est parvenu à limiter sa chute face au dollar tout en restant affaibli par l’annonce de l’échec du plan de sauvetage de la chaîne de distribution japonaise Sogo. Un échec qui repousse les espoirs d’une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Japon lors de la réunion de son comité de politique monétaire lundi prochain. De son côté, la livre sterling est resté généralement faible malgré l’attitude prudente du gouverneur de la Banque d’Angleterre Eddie George vis-à-vis de l’euro. «Je pense que la décision de préparer avant de décider est la bonne» a-t-il déclaré à ce sujet, alors que le gouvernement britannique a reporté toute décision sur une adhésion à l’euro après les prochaines élections législatives prévues vers la mi-juin 2002. Cela étant, le dollar continuait à être recherché hier, se négociant à New York à la hausse, comme suit : – 0,9365 pour un euro contre 0,9425, la veille – 1,5015 pour un sterling contre 1,5065 – 2,0885 DM contre 2,0750. – 7,0045 FF contre 6,9600 – 1,6560 FS contre 1,6515 – 2 067,60 lires contre 2 054,40 – 108,35 yens contre 108,10. Bourse de Beyrouth : tendance généralement faible La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier, en raison de la baisse des actions A de Solidere dans un proportion plus grande que la hausse des actions C de la Byblos Bank, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,26 % à 63,34 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires augmentait légèrement de 0,15 % à 139,49 points. Pour ce qui du volume des affaires, il a été étoffé par une opération hors-cote portant sur 29 970 actions de Lebanon Holdings. C’est ainsi qu’au total, 65 930 actions ont changé de main d’une valeur de 425 073 dollars. Les Bourses américaines soutenues Sur les places boursières internationales, les marchés américains, aussi bien à Wall Street que sur le Nasdaq, ont été soutenus par les résultats meilleurs que prévus publiés hier par certaines grandes sociétés, dont J.P. Morgan, General Electric et Pepsico. Cela d’autant que Hewlett-Packard et Intel, activement recherchés, ont stimulé les valeurs de la haute technologie et de l’électronique. Le marché a, en outre, profité de l’annonce d’un bond de 27 000 des demandes d’allocations chômage la semaine dernière aux États-Unis, alors que les analystes sur un gonflement bien plus modeste de 5 000, témoignant du ralentissement de l’économie américaine et excluant tout prochain resserrement de la politique monétaire de la Fed. Toutefois, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive en attendant les statistiques devant paraître aujourd’hui sur les ventes de détail, les prix de gros et la production industrielle en juin. Dans cette attente, l’indice Nasdaq s’est montré généralement résistant au-dessus de la barre des 4 100 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles oscillaient entre un plus bas à 10 754,42 points et un plus haut à 10 829,73 points, avant d’afficher en pré-clôture 10 799,23 points, en hausse de 15,47 points sur la veille. Orientation haussière des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini pour la plupart en hausse grâce au bon comportement de grandes valeurs technologiques renforcées par les bons résultats de l’américain Motorola, dans un contexte moins incertain concernant les taux d’intérêt. L’Eurotop 300 gagné 0,45 % à 1 641,02 et l’Euro Stoxx 50 a 0,87 % à 5 294,80. Francfort prenait en fin de séance 1,84 %. Paris gagnait en clôture 0,52 %, Milan 0,74 %, Amsterdam 0,6 % et Zurich 0,72 %. En revanche, la Bourse de Londres a abandonné 0,66 %, Madrid 0,28 % et Bruxelles 0,11 %. «Nous n’attendons rien de la Fed en août, aussi les incertitudes macroéconomiques ne pèsent par sur le marché et permettent de profiter des bons résultats annoncés par les entreprises aux États-Unis», a noté Thierry Rojat, gérant de portefeuille chez Lombard Odier. «Il n’y a pas beaucoup de volume en Europe pour le moment et les marchés avancent sans conviction mais si le rebond américain se confirme, on pourrait assister à une petite reprise», a-t-il ajouté. Ericsson, concurrent de Motorola, a progressé de 3,9 % et Nokia 4,86 %. Les autres fabricants d’équipements de télécoms ont aussi bénéficié de cet engouement, Marconi montant de 6,3 % et Alcatel de 2,5 %. Selon les analystes, les investisseurs attendent maintenant de voir si Ericsson et Nokia annonceront des résultats aussi satisfaisants que ceux de l’américain les 21 et 27 juillet prochains. «Sap est aussi probablement sur la voie de la reprise et les résultats d’Ariba pourraient lui profiter», ajoute Rojat. Ariba, fabricant américain de logiciels de commerce électronique, a regagné du terrain après avoir annoncé une perte plus faible que prévu. En revanche, le retour des investisseurs sur certaines technologiques a nui aux titres servant de refuge comme les pharmaceutiques. Glaxo Wellcome et AstraZeneca ont ainsi perdu respectivement 3,19 % et 3,08 %. Tokyo : Sous le signe de la faillite de Sogo La faillite de l’exploitant de grands magasins Soco Co Ltd a fait reculer les valeurs japonaises dans leur ensemble jeudi, et tout particulièrement les bancaires et les valeurs de BTP endettées. Deuxième plus grosse faillite de société au Japon, Sogo a déposé mercredi son bilan, laissant un passif de 1 870 milliards de yens après avoir renoncé à un plan de sauvetage controversé. L’indice Nikkei a terminé sur un net recul de 305,23 points, soit 1,76 %, à 17 036,90, l’indice Topix de la première section de la cote a abandonné 30,24 points, soit 1,88 %, à 1 574,16 et le Nikkei 300 5,98 points (1,9 %), à 309,85. Le contrat septembre sur indice Nikkei a perdu quant à lui 260 points, à 17 030. Tout le compartiment bancaire a terminé à la baisse, la faillite de Sogo ayant ravivé les inquiétudes éprouvées par les investisseurs en raison de l’ampleur des créances douteuses accumulées dans le secteur. À propos de cette faillite, Akihiko Sakakibara, de Sumitomo Marine Asset Management, a déclaré : «Il se pourrait que des analystes disent que c’est une meilleure façon, plus claire, de régler le problème des entreprises en difficulté sur le long terme. Mais, du point de vue des investisseurs, on a de la peine à entrer sur le marché alors que, derrière Sogo, d’autres entreprises pourraient suivre rapidement».
Le dollar a été confiné dans une marge très étroite hier à Beyrouth, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché généralement équilibré de lui-même. Cela étant, le billet vert, qui a été fixé par la BDL au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, s’est pratiquement négocié dans les échanges interbancaires durant toute la journée entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que ce mouvement ne s’est pas accompagné d’activité en l’absence de nouvelles initiatives, avec au total quelque huit millions de dollars entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention...