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Actualités - Chronologie

Le spermicide essayé pour lutter contre le VIH favorise la maladie

Le spermicide sur lequel les chercheurs fondaient leurs espoirs pour la lutte contre le sida est non seulement inefficace contre le virus VIH, mais les femmes qui l’ont utilisé ont été plus souvent contaminées que celles qui prenaient un placebo, selon les résultats d’un étude internationale. Les résultats décevants de l’étude internationale coordonnée par l’Onusida, qui a été réalisée sur le gel nonoxynol-9, ont été présentés mercredi à Durban (Afrique du Sud), au troisième jour de la XIIIe conférence internationale sur le sida, et marquent un nouvel échec dans la lutte contre la pandémie. Les auteurs de l’étude pensent que l’échec de cet essai est lié aux irritations locales et aux inflammations que provoque parfois le spermicide : en provoquant des microlésions sur la muqueuse du vagin, il offrirait au VIH (virus de l’immuno-déficience humaine) la porte nécessaire à son entrée dans l’organisme. «C’est la fin de la recherche sur ce spermicide, mais nous allons reprendre nos travaux avec d’autres produits, actuellement en cours de développement», a déclaré hier le Dr Lut Van Damme, responsable de cette étude à l’Institut de médecine tropicale, à Anvers (Belgique). Selon elle, malgré cet échec, les spermicides demeurent une arme qui pourrait non seulement avoir un impact déterminant sur la pandémie de sida, mais pourrait aussi constituer, au niveau individuel, une protection extraordinaire contre le virus. Les spermicides existent depuis une trentaine d’années comme contraceptifs. Ils se présentent sous forme de gel, crème, suppositoires ou films bio-adhésifs. Selon les spécialistes de sida, outre leur pouvoir contraceptif, ces produits fourniraient une protection contre le virus du sida aux millions de femmes à travers le monde qui, pour des raisons sociales le plus souvent, ne sont pas en mesure d’imposer le port de préservatifs à leurs partenaires.
Le spermicide sur lequel les chercheurs fondaient leurs espoirs pour la lutte contre le sida est non seulement inefficace contre le virus VIH, mais les femmes qui l’ont utilisé ont été plus souvent contaminées que celles qui prenaient un placebo, selon les résultats d’un étude internationale. Les résultats décevants de l’étude internationale coordonnée par l’Onusida, qui a été réalisée sur le gel nonoxynol-9, ont été présentés mercredi à Durban (Afrique du Sud), au troisième jour de la XIIIe conférence internationale sur le sida, et marquent un nouvel échec dans la lutte contre la pandémie. Les auteurs de l’étude pensent que l’échec de cet essai est lié aux irritations locales et aux inflammations que provoque parfois le spermicide : en provoquant des microlésions sur la muqueuse du vagin, il...