Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Valentin Yudashkin : le créateur venu du froid (photo)

Il a débuté à 25 ans et voilà derrière lui déjà dix ans de carrière... Même sous la sape du régime soviétique, son nom et son talent franchissaient les frontières pour rappeler qu’un génie peut triompher de la grisaille. En 1991, c’est en autodidacte de la mode qu’il osait présenter pour la première fois à Paris une collection... «Je suis terriblement russe, expliquait-il, et ce que je cherche c’est de refléter la beauté de la culture de mon pays...». Originale et somptueuse, la collection étonna tout le monde. Les projecteurs se braquèrent sur ce jeune Slave qui, en pleine perestroïka, osait si vivement évoquer le luxe et le raffinement des temps bannis. Les cercles de la haute couture ont immédiatement reconnu un des leurs... Il fut, fait étrange, adopté de suite... Depuis, invité permanent du groupe resteint de la «haute», il défile à Paris deux fois l’an: en janvier et en juillet. En détaillant son style, on découvre une sérieuse recherche basée sur le costume russe. C’est en fait sur cette étude, longue et approfondie, que se base sa création. Il dissèque sa riche tradition, s’inspire de certains détails en les ajustant aux critères et au goût contemporain, réussissant à rendre actuelles une opulence et une perfection qu’on croyait d’un autre temps. Il semble que certaines pièces brodées exigent plus de cinq mois de travail. Raison pour laquelle il refuse catégoriquement de les prêter, même dans un but promotionnel. «Je ne fais jamais deux fois le même modèle, avoue-t-il, alors je ne les cède qu’une fois achetés...» Sa clientèle, une cinquantaine d’adeptes très fidèles, compte des Russes des États-Unis, de Monaco, d’Amérique latine et du Moyen-Orient, mais aussi des personnalités de la scène et du gotha. Pour la première fois, Valentin Yudashkin lancera en automne prochain un parfum et une collection de prêt-à-porter inspirée des années quatre-vingt, elle sera réalisée dans des matières nobles ou techniques.
Il a débuté à 25 ans et voilà derrière lui déjà dix ans de carrière... Même sous la sape du régime soviétique, son nom et son talent franchissaient les frontières pour rappeler qu’un génie peut triompher de la grisaille. En 1991, c’est en autodidacte de la mode qu’il osait présenter pour la première fois à Paris une collection... «Je suis terriblement russe, expliquait-il, et ce que je cherche c’est de refléter la beauté de la culture de mon pays...». Originale et somptueuse, la collection étonna tout le monde. Les projecteurs se braquèrent sur ce jeune Slave qui, en pleine perestroïka, osait si vivement évoquer le luxe et le raffinement des temps bannis. Les cercles de la haute couture ont immédiatement reconnu un des leurs... Il fut, fait étrange, adopté de suite... Depuis, invité permanent du...