L'Abattoir, lieu de fabrique pour les arts de la rue
le 01 août 2000 à 00h00
Construits en bord de Saône, dans le quartier Saint-Cosme, en 1867, les anciens abattoirs de Chalon-sur-Saône cessent leur activité en juillet 1990. Pour Dominique Perben, député-maire de la ville, ce lieu désaffecté devient l’endroit idéal pour accueillir en résidence des compagnies en recherche d’espaces de création. Grâce à Pierre Layac et Jacques Quentin, directeurs de «Chalon dans la rue», le projet se concrétise rapidement et, en février 1991, une première compagnie investit les lieux pendant plusieurs mois. Peu à peu, de jeunes créateurs chalonnais transforment les chambres froides et autres antichambres de la mort en ateliers de travail («Les frigos»), studios de répétitions («L’âme des cochons», «La petite tuerie»), salle d’exposition («Les écorchés»), billetterie («La saignée»). Le 7 juillet 1991, le temps d’une grande fête, plus de 80 artistes résidents présentent devant 3 000 spectateurs la «Big Pop Exhibition» : concerts de rock, de jazz, spectacles et expositions. L’Abattoir est né. En octobre 1991, la grande salle d’abattage devient salle de spectacles modulable, «La grande tuerie». Chalon-sur-Saône s’est ainsi dotée d’un outil culturel performant qui a vu naître nombre de spectacles, soutenu plus de 30 compagnies de théâtre de rue accueillies en résidence et présenté au public près de 40 expositions. Les artistes sont en résidence pour une durée de un à trois mois, afin de réaliser une œuvre originale, présentée d’abord à L’Abattoir puis, pour certaines d’entre elles, lors de la nouvelle édition de «Chalon dans la rue». Cette année, le programme du «in» comptait 8 productions récentes coproduites avec L’Abattoir.
Construits en bord de Saône, dans le quartier Saint-Cosme, en 1867, les anciens abattoirs de Chalon-sur-Saône cessent leur activité en juillet 1990. Pour Dominique Perben, député-maire de la ville, ce lieu désaffecté devient l’endroit idéal pour accueillir en résidence des compagnies en recherche d’espaces de création. Grâce à Pierre Layac et Jacques Quentin, directeurs de «Chalon dans la rue», le projet se concrétise rapidement et, en février 1991, une première compagnie investit les lieux pendant plusieurs mois. Peu à peu, de jeunes créateurs chalonnais transforment les chambres froides et autres antichambres de la mort en ateliers de travail («Les frigos»), studios de répétitions («L’âme des cochons», «La petite tuerie»), salle d’exposition («Les écorchés»), billetterie («La saignée»). Le 7...
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