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Actualités - Chronologie

Echelon Les USA disposés à coopérer avec les autorités françaises

Les États-Unis ont indiqué être prêts à coopérer dans l’enquête préliminaire ouverte en France sur le système Échelon d’interception de communications au niveau mondial. «Nous avons un dialogue avec les autorités françaises sur un large éventail de sujets et si elles nous font part de certaines préoccupations, nous serons naturellement prêts à coopérer avec elles», a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche. Il a toutefois ajouté qu’à sa connaissance ni la France ni le Parlement européen, qui s’est prononcé aussi pour la création d’une commission temporaire d’information sur cette affaire, n’avaient contacté Washington sur cette question. Il s’est par contre refusé à donner le moindre détail sur les opérations d’écoutes menées dans le cadre de programme, en rappelant que les États-Unis avaient pour principe de ne pas commenter publiquement les affaires de renseignement. Plus tôt dans la journée le porte-parole du département d’État Richard Boucher a démenti qu’Échelon puisse être un système d’espionnage économique au profit des entreprises américaines. «Je ne sais pas sur quoi ils pensent enquêter et où ils comptent procéder», a-t-il déclaré. «L’idée selon laquelle nous collectons des informations pour promouvoir (les intérêts des) entreprises américaines est tout simplement fausse», a-t-il ajouté. «Nos services d’espionnage ne sont pas autorisés à fournir des informations à des entreprises privées. Pratiquer l’espionnage économique ne fait pas partie de la politique ou des habitudes des services d’intelligence américains», a insisté le porte-parole. Le porte-parole de la Maison-Blanche a également insisté sur ce point. L’existence depuis des années du système Échelon, qui permet d’intercepter toutes les transmissions militaires ou civiles empruntant les réseaux téléphoniques ou satellitaires avait été confirmée, il y a quelques mois dans des documents ultrasecrets de l’agence américaine pour la sécurité nationale (NSA), qui ont été versés dans le domaine public. Ce système utilise des infrastructures d’écoutes basées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. La justice française a ouvert fin mai une enquête préliminaire sur ce système dont elle a chargé la Direction de la surveillance du territoire (DST), après avoir été saisie par un membre du Parlement européen, le Français Thierry Jean-Pierre, qui s’est affirmé persuadé qu’Échelon servait aussi à espionner l’industrie européenne.
Les États-Unis ont indiqué être prêts à coopérer dans l’enquête préliminaire ouverte en France sur le système Échelon d’interception de communications au niveau mondial. «Nous avons un dialogue avec les autorités françaises sur un large éventail de sujets et si elles nous font part de certaines préoccupations, nous serons naturellement prêts à coopérer avec elles», a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche. Il a toutefois ajouté qu’à sa connaissance ni la France ni le Parlement européen, qui s’est prononcé aussi pour la création d’une commission temporaire d’information sur cette affaire, n’avaient contacté Washington sur cette question. Il s’est par contre refusé à donner le moindre détail sur les opérations d’écoutes menées dans le cadre de programme, en rappelant que les...