L’ambiance est immuable au moment du festival de Bayreuth, dans la ville et autour du théâtre dressé depuis 1876 sur sa «colline verte», comme l’a voulu pour ses opéras Richard Wagner : d’un côté des vacanciers et des habitants pour la plupart indifférents, de l’autre les festivaliers pénétrés de leur sujet. Aux alentours de midi sur l’un des côtés de la salle, les premiers aspirants à d’hypothétiques places – alors que la manifestation joue à guichets fermés cette année jusqu’au 28 août –, s’installent sur des pliants ou font les cents pas, avec toujours la même inscription sur une pancarte : «Achète une (deux) places pour...». Dès 15h, la majorité des représentations étant à 16h (sauf L’or du Rhin sans entracte à 18h), la colline commence à s’animer. Nombre de festivaliers qui logent en ville dans les hôtels, les pensions ou chez l’habitant, en font encore à pied l’ascension en smokings et robes longues, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve. Tous sont équipés pour : les plus nombreux arrivent en voitures, certaines avec chauffeurs ou, plus prosaïques, en bus. L’intendance a prévu sur place des lieux pour se sustenter avant la représentation et, pendant les longs entractes, self-services avec petites saucisses et pâtisseries ou restaurant. Les thèmes de l’opéra du jour étant énoncés, avant la représentation, par les cuivres de l’orchestre du haut du balcon de façade du théâtre, les festivaliers, entourés de curieux, se massent devant. Le rituel wagnérien commence déjà. À 16h précises, tout le monde a sagement gagné sa place et le rideau se lève, sans jamais de retard. Après le spectacle, le public redescend en ville et anime de ses commentaires jusque tard dans la nuit auberges, restaurants et cafés.
L’ambiance est immuable au moment du festival de Bayreuth, dans la ville et autour du théâtre dressé depuis 1876 sur sa «colline verte», comme l’a voulu pour ses opéras Richard Wagner : d’un côté des vacanciers et des habitants pour la plupart indifférents, de l’autre les festivaliers pénétrés de leur sujet. Aux alentours de midi sur l’un des côtés de la salle, les premiers aspirants à d’hypothétiques places – alors que la manifestation joue à guichets fermés cette année jusqu’au 28 août –, s’installent sur des pliants ou font les cents pas, avec toujours la même inscription sur une pancarte : «Achète une (deux) places pour...». Dès 15h, la majorité des représentations étant à 16h (sauf L’or du Rhin sans entracte à 18h), la colline commence à s’animer. Nombre de festivaliers qui...
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