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Actualités - Chronologie

Histoire de la mode "Chroniqueurs de chiffons" célèbres

Amateurs de nippes Mallarmé et Oscar Wilde ? Bien plus que ça. De vrais professionnels de la mode, spécialistes avertis et au courant des moindres détails. Tous les deux, en effet, ont été durant longtemps des chroniqueurs de mode. Vers la fin du XIXe siècle, le couturier anglais Charles Frédéric Worth a eu, le premier, l’idée d’ouvrir à Paris un établissement de couture où des modèles inédits, présentés sur des mannequins, exécutés par la suite aux mesures de la cliente, étaient vendus, à l’instar d’œuvres d’art, à des prix très supérieurs à leur prix de revient. Worth fondait ainsi ce qui plus tard allait devenir la haute couture. À la même époque, à Londres, Oscar Wilde redéfinissait la ligne éditoriale d’un magazine féminin intitulé Woman’s World («Le monde de la femme»). D’une plume mordante et dans un style très alerte, il traitait divers sujets relatifs à l’habillement avec humour mais aussi la compétence d’un professionnel averti, n’hésitant pas à entrer même dans des détails techniques. Oscar Wilde signait ses chroniques de son nom, ce qui n’était pas le cas pour une autre étoile littéraire : Stephan Mallarmé. L’auteur de l’Après-midi d’un faune se cachait sous deux pseudonymes, «Miss Satin» et «Marguerite de Ponty», pour alimenter en chroniques tout ce qu’il y a de plus technique. Jacques de Langlade, dans son ouvrage Noblesse de la robe (Éd. Les Belles Lettres), consacre un excellent commentaire analytique sur ces deux grands poètes, adorateurs avertis tous les deux des chiffons...
Amateurs de nippes Mallarmé et Oscar Wilde ? Bien plus que ça. De vrais professionnels de la mode, spécialistes avertis et au courant des moindres détails. Tous les deux, en effet, ont été durant longtemps des chroniqueurs de mode. Vers la fin du XIXe siècle, le couturier anglais Charles Frédéric Worth a eu, le premier, l’idée d’ouvrir à Paris un établissement de couture où des modèles inédits, présentés sur des mannequins, exécutés par la suite aux mesures de la cliente, étaient vendus, à l’instar d’œuvres d’art, à des prix très supérieurs à leur prix de revient. Worth fondait ainsi ce qui plus tard allait devenir la haute couture. À la même époque, à Londres, Oscar Wilde redéfinissait la ligne éditoriale d’un magazine féminin intitulé Woman’s World («Le monde de la femme»). D’une...