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Actualités - Chronologie

Tour de France - Contre-la-montre Nantes-Saint-Nazaire Jalabert revient aux commandes

Laurent Jalabert s’est installé, hier, aux commandes du Tour de France, en menant son équipe ONCE à la victoire dans la quatrième étape, un contre-la-montre par équipes de 70 kilomètres entre Nantes et Saint-Nazaire. Cinq ans après, Laurent Jalabert a retrouvé le maillot jaune du Tour qu’il n’avait qu’endossé brièvement dans sa carrière. Deux journées seulement en 1995, avant qu’une chute lui fasse perdre cette belle couleur qu’il porte à longueur d’année, puisque le jaune est la couleur de son équipe ONCE, à l’exception des trois semaines du Tour. Cinq ans d’attente et surtout de déceptions. En 1996, Jalabert, présenté comme le challenger de Miguel Indurain («Je ne l’ai jamais demandé, cela m’a mis mal à l’aise», rappelle-t-il), abandonne au sortir des Alpes. L’année suivante, il termine très loin. En 1998, il claque la porte d’une course qui lui inspire des mots très durs. L’an dernier, il préfère renoncer. Cinq ans, c’est finalement le temps nécessaire pour que l’ex-numéro un mondial se soit convaincu de pouvoir tenir un grand rôle dans le Tour de France. Au contraire de ses adversaires qui se sont tournés exclusivement vers ce rendez-vous, le Mazamétain a continué d’être présent sur plusieurs fronts de la saison. Tout en consentant un effort particulier pour cette édition de la Grande Boucle avec toute son équipe ONCE, forte de rouleurs d’expérience (Olano) et de jeunes talents (Canada, Gutierrez). Zuelle en difficulté Sur les 70 kilomètres d’un parcours balayé par le vent, le groupe de Manolo Saiz s’est surpassé dans un exercice qu’il n’avait encore jamais remporté sur le Tour. Il a creusé des écarts conséquents, même sur ses suivants les plus proches. Lance Armstrong et ses «boys» de l’US Postal ont cédé 46 secondes (2e), Jan Ullrich et sa formation Telekom près d’une minute et demie (3e). Quant à l’Écossais David Millar, qui a souvent donné l’exemple à ses équipiers de Cofidis, il a déboursé près de trois minutes (7e). L’addition s’est avérée beaucoup plus lourde pour d’autres prétendants au podium. Passe encore pour Marco Pantani, bien que le grimpeur italien ait laissé 3 min 34 sec à Jalabert (9e), soit un débours supérieur à ce qu’il le prévoyait. Mais Richard Virenque, dont l’équipe a faibli en fin de course, a abandonné 4 min 39 sec (13e) et l’Espagnol Fernando Escartin, une trentaine de secondes supplémentaires. À l’heure du bilan, toutefois, la plus mauvaise opération revient peut-être au Suisse Alex Zuelle qui a payé au prix fort – 4 min 23 sec – la faiblesse de son équipe Banesto dans l’exercice (12e). Deux coureurs (Jimenez, Piepoli) n’ont pas pris de relais et Zuelle s’est démultiplié au point qu’il a été... lâché dans la montée du pont de Saint-Nazaire, à cet endroit magique où les coureurs sont passés entre ciel et terre, à 60 mètres au-dessus des eaux boueuses de la Loire. À Saint-Nazaire, la bonne surprise est venue de l’équipe Crédit Agricole, à 6 secondes seulement de la troisième place. Le choix de préserver des forces pour le secteur final, après le passage devant les immenses Chantiers de l’Atlantique, a payé puisque les hommes de Roger Legeay (avec Vaughters, un coureur à suivre de près en montagne), ont alors regagné du terrain. Au contraire, Festina, longtemps en bonne posture, a faibli en fin de parcours tout en obtenant une significative sixième place. « Un nouveau départ » Pour Jalabert, la seule mauvaise nouvelle est tombée longtemps après l’arrivée de son équipe, l’une des deux seules (avec Banesto) à franchir la ligne au complet. Avec ses coéquipiers, il a écopé d’une pénalité de 20 secondes. Les juges ont sanctionné un abri non réglementaire de la part d’un véhicule de son équipe en faveur de Marcos Serrano, à la peine dans la montée du pont de Saint-Nazaire. Cette nouvelle a conclu une journée riche en émotions pour ONCE. Peu après le départ du contre-la-montre, les frères Jalabert et leurs coéquipiers au maillot gris ont buté sur une manifestation imprévue. Ils ont dû contourner des bottes de paille poussées précipitamment par patron de boîte de nuit qui voulait protester, avec sept de ses acolytes, contre la fermeture de son établissement. Le jury des commissaires a estimé l’incident sans «conséquences défavorables. À l’heure des comptes, Jalabert possède par conséquent 24 secondes sur Armstrong, en position quasi-idéale, et 1 min 07 sec sur Ullrich. Mais Pantani (79e) et Virenque (88e) pointent déjà à plus de cinq minutes ! «C’est un nouveau départ», a lâché le nouveau leader du Tour après sa victoire. Puis, le meilleur coureur français de la décennie s’est pris à rêver : «Mary Pierce a gagné Roland-Garros, les Bleus sont devenus champions d’Europe de football, alors pourquoi pas un Français vainqueur du Tour ?»
Laurent Jalabert s’est installé, hier, aux commandes du Tour de France, en menant son équipe ONCE à la victoire dans la quatrième étape, un contre-la-montre par équipes de 70 kilomètres entre Nantes et Saint-Nazaire. Cinq ans après, Laurent Jalabert a retrouvé le maillot jaune du Tour qu’il n’avait qu’endossé brièvement dans sa carrière. Deux journées seulement en 1995, avant qu’une chute lui fasse perdre cette belle couleur qu’il porte à longueur d’année, puisque le jaune est la couleur de son équipe ONCE, à l’exception des trois semaines du Tour. Cinq ans d’attente et surtout de déceptions. En 1996, Jalabert, présenté comme le challenger de Miguel Indurain («Je ne l’ai jamais demandé, cela m’a mis mal à l’aise», rappelle-t-il), abandonne au sortir des Alpes. L’année suivante, il...