Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

L'enseignement du français dans les écoles publiques (photos)

Dans certains villages où l’école privée est solidement ancrée, l’enseignement public ne draine que les enfants issus de milieux défavorisés, alors que dans d’autres régions du sud, l’école privée et l’école publique se complètent, dans un même souci d’éduquer, de la meilleure manière, les élèves de tous les âges. Et pourtant, dans les écoles publiques, élèves et enseignants sont parfaitement conscients des lacunes au niveau de l’enseignement des langues étrangères. À Maroun el-Ras, une famille d’agriculteurs enfile les feuilles de tabac pour les faire sécher. Mazen a 14 ans et ne parle que l’arabe, malgré des études à l’école primaire du village. Il avoue ne jamais avoir fait une dictée en anglais ou en français. Quant à Nasma, sa sœur, elle a tenté à quatre reprises de passer son brevet, mais n’a jamais réussi, «à cause du français, dit-elle, mais aussi de la biologie et des maths». Et d’ajouter : «Le gouvernement ne se soucie pas de nous, puisque l’école du village ne nous donne aucune base, et que son niveau est très bas.» L’école primaire officielle de Aïtaroun reçoit les enfants des familles démunies du village. Nous leur enseignons le français à raison de 8 heures par semaine, explique le directeur de l’établissement, mais ils n’apprennent pas grand-chose, car leurs parents ne peuvent les aider, étant eux-mêmes ignorants, déplore-t-il. À Aïn Ebel, la situation de l’École publique primaire est la même. Mais le directeur de l’établissement a décidé de ne pas baisser les bras, bien déterminé à assurer une instruction adéquate aux enfants défavorisés qu’il reçoit. Par contre, à l’École complémentaire de Bint Jbeil, le français a été carrément éliminé du programme. «Dorénavant, c’est l’anglais qui est enseigné comme seconde langue, explique le directeur, H. Kattoura. Nous avions 600 élèves avant l’invasion israélienne. Nous n’en recevons plus que la moitié depuis. Nous avons dû faire un choix selon les préférences des familles».
Dans certains villages où l’école privée est solidement ancrée, l’enseignement public ne draine que les enfants issus de milieux défavorisés, alors que dans d’autres régions du sud, l’école privée et l’école publique se complètent, dans un même souci d’éduquer, de la meilleure manière, les élèves de tous les âges. Et pourtant, dans les écoles publiques, élèves et enseignants sont parfaitement conscients des lacunes au niveau de l’enseignement des langues étrangères. À Maroun el-Ras, une famille d’agriculteurs enfile les feuilles de tabac pour les faire sécher. Mazen a 14 ans et ne parle que l’arabe, malgré des études à l’école primaire du village. Il avoue ne jamais avoir fait une dictée en anglais ou en français. Quant à Nasma, sa sœur, elle a tenté à quatre reprises de passer son...