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Actualités - Chronologie

Peu de chances pour un nouveau round de négociations de l'OMC

L’appel lancé dimanche par le sommet d’Okinawa au démarrage dès cette année d’un nouveau round de négociations sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’a pratiquement aucune chance d’être entendu, en raison essentiellement des échéances électorales américaines, estimait-on dimanche de source européenne au G8. Dans leur communiqué final, les chefs d’État et de gouvernement du G8 affirment avoir «décidé d’intensifier la coopération étroite et fructueuse qui est la (leur) pour essayer, de concert avec les autres membres de l’OMC, de lancer ce cycle de négociations d’ici la fin de cette année». Mais les chances qu’il en soit ainsi sont considérées comme pratiquement nulles par les responsables européens, en raison de l’approche des élections présidentielles américaines de novembre. Ils sont convaincus, selon la même source, qu’il faudra attendre 2001 pour que soit relancé le processus interrompu par l’échec de la conférence ministérielle de l’OMC à Seattle, en décembre 1999. Le président français Jacques Chirac avait d’ailleurs estimé samedi qu’il fallait, sur l’OMC, être «plus allant» tout en restant «prudent». «L’échec de Seattle n’était pas dû au différend sur le commerce agricole entre pays avancés mais au refus des pays en développement de céder à la pression des États-Unis sur la prise en compte des normes sociales dans la négociation commerciale», rappelle un conseiller gouvernemental européen. «Et Clinton était venu à Seattle pour aider le vice-président Al Gore à obtenir le soutien des syndicats américains. Les mêmes causes produiront les mêmes effets» jusqu’aux élections américaines, ajoute-t-il. Il existe toutefois en Europe un responsable qui croit encore que le lancement d’un nouveau cycle serait plus difficile l’année prochaine : c’est Pascal Lamy, le commissaire européen pour le commerce. «Attendre les élections américaines est un mauvais calcul», confiait-il avant le sommet du G8. «En matière commerciale, l’élection qui compte est celle de la Chambre des représentants, et il y a des chances que la future assemblée soit plus protectionniste que l’actuelle», expliquait-il. Mais cette argumentation ne convainc plus les gouvernements européens, assure-t-on de source européenne. «Il y a deux ou trois mois, Pascal Lamy nous expliquait qu’il y avait une fenêtre d’opportunité qu’il fallait saisir et certains gouvernements européens le soutenaient. Aujourd’hui, nous sommes unanimes pour estimer qu’un nouveau cycle ne peut pas être lancé cette année». M. Lamy insiste pour sa part sur l’importance d’un travail en commun de l’Union européenne et du Japon dont les positions sont voisines sur la conception du nouveau cycle et qui sont, dit-il, en mesure «de rapprocher les différents points de vue». «L’Union et le Japon doivent tirer les États-Unis et nous devons aussi tirer ensemble les pays en voie de développement», explique-t-il. «L’écart entre les positions est encore suffisamment important mais moins grand en moyenne qu’à Seattle. Depuis, tout le monde a réfléchi», estime-t-il.
L’appel lancé dimanche par le sommet d’Okinawa au démarrage dès cette année d’un nouveau round de négociations sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’a pratiquement aucune chance d’être entendu, en raison essentiellement des échéances électorales américaines, estimait-on dimanche de source européenne au G8. Dans leur communiqué final, les chefs d’État et de gouvernement du G8 affirment avoir «décidé d’intensifier la coopération étroite et fructueuse qui est la (leur) pour essayer, de concert avec les autres membres de l’OMC, de lancer ce cycle de négociations d’ici la fin de cette année». Mais les chances qu’il en soit ainsi sont considérées comme pratiquement nulles par les responsables européens, en raison de l’approche des élections présidentielles américaines...