Une centaine de membres du Falungong ont été brutalement appréhendés par la police chinoise place Tiananmen à Pékin pour le premier anniversaire de l’interdiction de la secte par le gouvernement chinois. Venus de l’ensemble de la Chine, les disciples du gourou Li Hongzhi s’étaient rendus en petits groupes incognito vers l’immense esplanade du cœur de Pékin afin de protester contre l’interdiction de leur mouvement. Une vingtaine d’entre eux ont été violemment pris à partie par les forces de l’ordre quelques secondes après avoir tenté de déployer une banderole au nord de la place, près de l’immense portrait de Mao Tsé-Toung. Un manifestant d’une vingtaine d’années, qui refusait de lâcher la banderole, a été vivement frappé par la police et poussé à bord d’une fourgonnette la tête en sang. Il est soudain parvenu à échapper aux policiers avant de se mettre à courir sur la place en criant «le Falungong est bon». Un garçon, âgé d’une douzaine d’années, a été frappé à coups de pied par les policiers alors qu’il refusait de monter dans la camionnette. Un policier en civil, qui filmait la scène avec une caméra vidéo, s’est joint aux violences sans cesser de filmer. D’autres policiers se sont rués vers les nombreux touristes qui avaient assisté à la scène, les forçant à ouvrir leurs appareils photo afin d’exposer leurs pellicules à la lumière. En l’espace de quelques heures, environ une centaine de manifestants –dont plusieurs enfants – ont été interpellés et emmenés vers un commissariat proche de la plus grande place du monde, symbole du régime communiste mais aussi des manifestations de 1989 en faveur de la démocratie. La répression de samedi est l’une des plus violentes à l’encontre du mouvement, qui combine arts martiaux et foi bouddhiste, depuis sa mise hors la loi le 22 juillet 1999. Malgré une année de lutte contre un mouvement accusé d’avoir voulu renverser le gouvernement, le régime chinois n’est pas parvenu à éradiquer la secte mystique. La secte, qui revendique 80 millions d’adeptes (2 millions selon les autorités), a pour la première fois défié le pouvoir le 25 avril 1999 en rassemblant plus de 10 000 adeptes autour du siège du régime, pour la plus grosse manifestation à Pékin depuis le mouvement de 1989. Les manifestants, restés sur place une journée entière, entendaient protester contre les restrictions imposées à leurs activités. Après un silence quasi total de trois mois, les autorités prenaient leur revanche le 22 juillet, interpellant en quelques jours des milliers d’adeptes, tout en lançant une campagne intensive de dénonciation du mouvement dans les médias officiels. Selon le Centre d’information sur les droits de l’homme et la démocratie, au moins 24 adeptes sont depuis morts en détention à la suite de mauvais traitements ou de grèves de la faim. Plus de 450 autres ont été condamnés à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 18 ans et pas moins de 10 000 envoyés sans procès dans des «camps de rééducation par le travail», une peine d’un maximum de trois ans.
Une centaine de membres du Falungong ont été brutalement appréhendés par la police chinoise place Tiananmen à Pékin pour le premier anniversaire de l’interdiction de la secte par le gouvernement chinois. Venus de l’ensemble de la Chine, les disciples du gourou Li Hongzhi s’étaient rendus en petits groupes incognito vers l’immense esplanade du cœur de Pékin afin de protester contre l’interdiction de leur mouvement. Une vingtaine d’entre eux ont été violemment pris à partie par les forces de l’ordre quelques secondes après avoir tenté de déployer une banderole au nord de la place, près de l’immense portrait de Mao Tsé-Toung. Un manifestant d’une vingtaine d’années, qui refusait de lâcher la banderole, a été vivement frappé par la police et poussé à bord d’une fourgonnette la tête en sang. Il...
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