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Actualités - Chronologie

Moscou affirme avoir déjoué des attentats tchétchènes en Russie

Les autorités russes ont annoncé hier avoir déjoué des attentats à Moscou et dans au moins quatre autres villes, arrêtant une dizaine de personnes munies d’explosifs, des Tchétchènes pour la plupart, presque un an après une vague d’actes terroristes qui avait fait 293 morts. «Une dizaine de personnes ont été arrêtées mercredi, qui faisaient partie de plusieurs groupes venant du Caucase du Nord. La plupart sont des Tchétchènes», a indiqué un porte-parole du département de lutte contre la criminalité organisée, M. Alexandre Cheramiguine. Les attentats étaient prévus «dans plusieurs villes de la partie européenne de la Russie, dont Moscou», a-t-il ajouté. L’agence Itar-Tass a indiqué que les attentats devaient toucher Moscou, Toula, Nijni-Novgorod, Rostov-sur-le-Don et Volgograd, sans exclure d’autres villes. À Moscou, la police et le FSB (ex-KGB) ont arrêté un Tchétchène qui tentait de cacher dans la gare de Koursk une grande quantité d’explosifs et des détonateurs télécommandés, a ajouté l’agence. Selon des experts cités par Itar-Tass, un attentat à la gare de Koursk aurait fait plusieurs dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés. La chaîne de télévision publique RTR a diffusé hier soir des images de policiers en civil arrêtant un homme, portant un sac, dans la gare de Koursk, affirmant qu’il s’agissait d’un «agent de liaison» entre des groupes tchétchènes. La télévision a ensuite montré des images de policiers perquisitionnant dans un appartement et y découvrant des explosifs. Un autre attentat devait se produire dans une gare de Volgograd, selon un porte-parole de la police locale, cité par l’agence. Sur les six personnes arrêtées dans la région de Volgograd, quatre sont Tchétchènes, a indiqué ce porte-parole. Selon les agences russes citant des sources policières, le FSB et la police criminelle ont procédé simultanément à ces arrestations mercredi au cours d’une opération qui a permis de saisir une importante quantité d’explosifs, des détonateurs et des systèmes de mise à feu commandés à distance. Plusieurs personnes arrêtées sont déjà passées aux aveux, selon les services de sécurité qui ont refusé de préciser l’identité des suspects «afin de ne pas gêner l’opération qui est toujours en cours». Le 13 juillet, les mesures de sécurité avaient été renforcées à Moscou et les services de secours mis en alerte en raison du regain de tension en Tchétchénie. Le maire de la capitale, Iouri Loujkov, avait donné l’ordre de renforcer la sécurité notamment autour des aéroports et de mieux contrôler les véhicules aux entrées et sorties de la capitale ainsi que sur les parkings. «Le danger d’actes terroristes augmente et subsistera aussi longtemps que nous n’aurons pas exterminé les bandits» en Tchétchénie, avait déclaré en janvier le président Vladimir Poutine. Quelques jours plus tard, le directeur du FSB, Nikolaï Patrouchev, affirmait que les «terroristes tchétchènes» préparaient des attentats en Russie pour la fin de février. Une série d’attentats meurtriers contre des immeubles d’habitation à Moscou, Bouïnaksk et Volgodonsk avait fait 293 morts en août et septembre 1999, alimentant depuis une psychose de l’attentat en Russie. Moscou a accusé les Tchétchènes d’en être les auteurs, sans jamais apporter la preuve formelle de ses accusations. Quatorze personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces attentats ont été arrêtées et attendent de passer en jugement. Ces attentats ont été l’un des arguments avancés par Moscou pour justifier la nécessité de lancer une «opération antiterroriste» en Tchétchénie et de faire intervenir ses troupes dans la république rebelle le 1er octobre 1999.
Les autorités russes ont annoncé hier avoir déjoué des attentats à Moscou et dans au moins quatre autres villes, arrêtant une dizaine de personnes munies d’explosifs, des Tchétchènes pour la plupart, presque un an après une vague d’actes terroristes qui avait fait 293 morts. «Une dizaine de personnes ont été arrêtées mercredi, qui faisaient partie de plusieurs groupes venant du Caucase du Nord. La plupart sont des Tchétchènes», a indiqué un porte-parole du département de lutte contre la criminalité organisée, M. Alexandre Cheramiguine. Les attentats étaient prévus «dans plusieurs villes de la partie européenne de la Russie, dont Moscou», a-t-il ajouté. L’agence Itar-Tass a indiqué que les attentats devaient toucher Moscou, Toula, Nijni-Novgorod, Rostov-sur-le-Don et Volgograd, sans exclure d’autres...