Une ville à deux visages sacrée pour trois religions
le 20 juillet 2000 à 00h00
Vieille de plus de 3 000 ans, la ville de Jérusalem, dont le secteur oriental est l’objet à Camp David d’un âpre marchandage entre Israël et Palestiniens, est une ville à deux visages qui revêt un caractère sacré pour l’islam, le judaïsme et la religion chrétienne. Jérusalem a déjà été divisée une première fois pendant 19 ans, de 1948 à 1967, entre l’État hébreu et le royaume de Jordanie. Mais ce n’était alors qu’une division de facto, résultant de la première guerre israélo-arabe, la ligne de cessez-le-feu séparant les secteurs occidental (juif) et oriental (arabe). Proclamée capitale de l’État d’Israël dès 1948, Jérusalem-Ouest n’a jamais été reconnue comme telle par la communauté internationale, qui n’a pas non plus reconnu l’annexion unilatérale de la partie orientale de la Ville sainte après la guerre des Six-Jours de juin 1967. Depuis cette date, Israël a transformé le caractère de la ville. La superficie de la municipalité est ainsi aujourd’hui le triple de la superficie occupée par Jérusalem (Ouest et Est) en 1967, en raison de la construction d’une couronne de onze quartiers juifs à la périphérie de la ville arabe. Le onzième quartier, Har Homa, est encore en plein développement à l’heure actuelle. L’ensemble de la population de la ville a également triplé, passant de 200 000 en 1967 (130 000 juifs à l’Ouest et 70 000 Palestiniens à l’Est) à 600 000 de nos jours, dont plus d’un tiers vivent dans les nouveaux quartiers juifs situés à l’Est. Environ 200 000 Palestiniens résident dans la partie orientale de la ville. Ils disposent d’une carte de résident permanent, mais pas de la citoyenneté israélienne. Ils se plaignent de la différence considérable du point de vue des dépenses publiques entre les quartiers arabes, où l’infrastructure est souvent sommaire, et les quartiers juifs. La Vieille ville constitue le cœur du secteur oriental. C’est en fait la Jérusalem historique, celle d’avant la construction du premier quartier, en 1860, en dehors des murailles. Dans son enceinte, se trouvent les lieux les plus sacrés de la chrétienté (Saint-Sépulcre) et du judaïsme (mur des Lamentations), ainsi que le troisième lieu le plus sacré de l’islam (l’esplanade des Mosquées, avec la mosquée al-Aqsa). Le Saint-Siège souhaite qu’un statut spécial, internationalement garanti, assure le caractère sacré et universel de Jérusalem et des lieux saints.
Vieille de plus de 3 000 ans, la ville de Jérusalem, dont le secteur oriental est l’objet à Camp David d’un âpre marchandage entre Israël et Palestiniens, est une ville à deux visages qui revêt un caractère sacré pour l’islam, le judaïsme et la religion chrétienne. Jérusalem a déjà été divisée une première fois pendant 19 ans, de 1948 à 1967, entre l’État hébreu et le royaume de Jordanie. Mais ce n’était alors qu’une division de facto, résultant de la première guerre israélo-arabe, la ligne de cessez-le-feu séparant les secteurs occidental (juif) et oriental (arabe). Proclamée capitale de l’État d’Israël dès 1948, Jérusalem-Ouest n’a jamais été reconnue comme telle par la communauté internationale, qui n’a pas non plus reconnu l’annexion unilatérale de la partie orientale de la...
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