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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché légèrment soulagé

Les nouvelles faisant état de l’engagement d’Israël à remédier à ses empiètements en territoire libanais et de l’intention du Hezbollah d’opter pour la retenue au Liban-Sud ont été accueillies hier avec soulagement sur le marché des changes de Beyrouth, en attendant les résultats des entretiens que devraient avoir le secrétaire général de l’Onu avec les dirigeants syriens. En effet, l’offre du dollar, de rare qu’elle était depuis le début de la semaine, s’est un peu développée hier, dispensant la Banque du Liban (BDL) de satisfaire les besoins de la demande en cette monnaie, ont indiqué les cambistes. Mais, après avoir maintenu sa fourchette d’intervention élargie inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant qu’il se négociait légèrement à la baisse dans les échanges interbancaires. Il a ainsi fluctué durant toute la journée dans une marge comprise entre 1 512,50 et 1 513,50 LL contre 1 513,50 et 1 514,50 LL la veille, dans un marché équilibré de lui-même avec un volume d’affaires de quelque neuf millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place. L’euro au-dessous de 0,94 dollar À l’étranger, l’euro a souffert d’un changement de sentiment à son égard hier sur les marchés des changes internationaux, le bloquant sous le seuil de 0,94 dollar pour la première fois depuis le début du mois, alors que les investisseurs lui préférant le dollar avant la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) les 27 et 28 juin. Selon les analystes, l’euro a déçu les marchés en ne réagissant pas aux bonnes nouvelles économiques en provenance d’Europe cette semaine, dont le fort indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne le mois dernier. De plus, il s’est ressenti hier des conjectures selon lesquelles l’augmentation de la production de pétrole décidée la veille par l’Opep (700 000 barils/jour) n’est pas suffisante pour alléger les risques de pressions inflationnistes, renforçant du même coup les spéculations sur une hausse possible des taux d’intérêt aux États-Unis. Certains spéculateurs, qui avaient acheté de l’euro la semaine dernière, ont donc estimé devoir prendre leurs bénéfices, tandis que la faiblesse des échanges exagérait sa chute, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. Le recul de l’euro a été encore plus flagrant contre le yen, ce dernier bénéficiant à la fois de signes optimistes d’amélioration de l’économie au Japon et des spéculations sur un prochain abandon par la Banque du Japon de sa politique monétaire à taux zéro. Les opérateurs ont noté également que l’euro a souffert davantage de la force du yen que le dollar, car le marché craint une intervention de la Banque du Japon si le yen s’apprécie trop fortement contre le billet vert. De son côté, la livre sterling est parvenue à remonter la pente face au dollar dans la perspective d’un éventuel resserrement de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre, après la hausse moins forte que prévu de la production du pétrole par l’Opep. De ce fait, elle est restée insensible hier au recul des exportations manufacturières britanniques en juin, incitant les industriels à prévoir une baisse de leur production au cours des prochains mois, selon la dernière étude de la Confédération de l’industrie britannique (CBI) publiée hier. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié finalement hier, à New York, sur un ton mitigé face aux autres grandes monnaies, comme suit : – 0,9378 pour un euro contre 0,9445, la veille – 1,5140 pour un sterling contre 1,4990 – 2,0855 DM contre 2,0710 – 6,9950 FF contre 6,9465 – 1,6550 FS contre 1,6385 – 2 064,90 lires contre 2 050,50 – 104,35 yens contre 105,60. Bourse de Beyrouth : en baisse avec Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance générale s’est sensiblement ressentie hier de la baisse des actions B de Solidere dans un marché étriqué et stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,50 % à 65,41 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 139,29 points. Pour ce qui est du volume d’affaires de la journée d’hier, il a été étoffé par deux applications hors Bourse portant chacune sur 50 000 actions C de la Bank of Beirut. En effet, on a relevé au total 108 120 actions négociées d’une valeur globale de 820 335 dollars. Wall Street : prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, les craintes de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis à quelques jours de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed ont pesé hier sur la tendance de la cote américaine. C’est ainsi que les marchés boursiers américains, qui avaient ouvert sur une note hésitante à l’image de leur démarrage de la veille, ne sont pas parvenus hier, comme mercredi, à renouer en fin de journée avec la hausse aussi bien sur le front des valeurs traditionnelles que celles de la «nouvelle économie». Cela étant, plusieurs secteurs se sont inscrits en recul, dont les fabricants de microprocesseurs et d’ordinateurs qui ont donné mauvaise mine à l’ensemble des valeurs de la haute technologie. Il en est de même de la biotechnologie, des pharmaceutiques, des valeurs aériennes et de l’automobile qui ont souffert des ventes bénéficiaires, alors que les valeurs financières et bancaires étaient mitigées. Seul le secteur pétrolier était en hausse dans la foulée de l’annonce la veille par l’Opep d’une hausse insuffisante de la production pour faire baisser les prix. En effet, l’indice Nasdaq a présenté des signes de vulnérabilité au-dessus du seuil des 4 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles dégringolait d’un plus haut à 10 495,97 points à un plus bas à 10 377,53 points, avant d’afficher en préclôture 10 401,39 points, en baisse de 96,35 points sur la veille. Les Bourses européennes désorientées Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en baisse, au terme d’une séance sans grand relief, attentistes avant la réunion de la Réserve fédérale américaine la semaine prochaine. À Paris, l’indice CAC-40 a terminé en repli de 0,24 %, tandis que l’indice FTSE 100 cédait 0,99 % et que le Dax allemand reculait de 0,7 % en fin de séance. Amsterdam a cédé 0,11 %, Zurich 1,23 % et Milan 0,75 %. En revanche, Madrid a gagné 1,34 % et Bruxelles 0,37 %. Les indices multipays reflétaient le côté baissier du marché. L’indice Eurotop 300 a perdu 0,42 % en fin de séance et l’indice Eurostoxx50 0,44 %. «La réunion de la Fed est une bonne raison pour ne rien faire d’héroïque», a commenté David Thwaites, stratégiste actions européennes chez BNP Paribas. Le secteur de l’énergie était particulièrement bien orienté après une hausse de la production de 708 000 barils par jour décidée mercredi soir par l’Opep. Cette modeste hausse de 3 % ne devrait pas avoir beaucoup d’impact sur les cours du brut, dont les conséquences sur les résultats des compagnies pétrolières sont importantes. BP Amoco a ainsi gagné 1,27 %, Royal Dutch 3,01 %, TotalFina Elf 3,16 %, l’espagnol Repsol 3,33 % et Norsk Hydro 1,8 %. À l’inverse, les pharmaceutiques étaient malmenées dans le sillage du repli de près de 5 % de Roche. Le groupe suisse a fait savoir que la croissance de son chiffre d’affaires semestriel dans la pharmacie serait inférieure aux prévisions et en tout état de cause inférieure à 5 %. À Londres, Glaxo Wellcome a cédé 2,1 %, tandis que son partenaire de fusion Smithkline Beecham reculait de 2 % et qu’AstraZeneca perdait 1,1 %. À Paris, le groupe pharmaceutique franco-allemand Aventis a perdu plus de 3 %, tandis que Sanofi-Synthélabo reculait de 0,75 %. Les valeurs de la distribution étaient également mal orientées. À Francfort, Karstadt-Ouelle AG a poursuivi son déclin de ces derniers jours et a reculé de 3,7 % en fin de séance. Le distributeur a déçu les analystes lors de la publication mardi de ses résultats définitifs 1999, qu’il s’est contenté de confirmer sans les détailler. Son concurrent de Karstadt, Metro, a cédé 4,5 %. À Paris, Carrefour a cédé 2,12 %, Casino 1,6 %. Aux financières, Commerzbank et Dresdner Bank sont restées sous les feux de la rampe. Selon le Financial Times, les deux banques envisageraient un échange d’actions donnant aux actionnaires de Dresdner 52 % du nouvel établissement. Commerzbank cédait près de 1 % et Dresdner 2,3 % en fin d’après-midi. Aux télécoms, les performances étaient mitigées. Le néerlandais KPN a cédé 7,33 %, le marché ayant des doutes sur sa capacité dans l’Internet à haut débit. KPN a fait savoir qu’il pensait pouvoir résoudre ses difficultés et qu’il lancerait la technologie ADSL dans la seconde moitié de l’année comme prévu. Tokyo : en baisse sur fond d’inquiétudes électorales La Bourse de Tokyo a terminé en baisse jeudi, les mauvais scores de la «vieille économie» l’emportant sur la bonne santé des valeurs de la haute technologie, dans un climat d’inquiétude à l’approche des élections législatives de dimanche au Japon. Ce faux pas a fait dire à certains analystes que la reprise des valeurs nippones constatée depuis lundi avait été trop rapide. L’indice Nikkei 225 a terminé en baisse de 104 points (0,60 %) à 17 106 points, après avoir gagné 900 points de lundi à mercredi. «La reprise du marché ces derniers jours a été un peu trop rapide», a commenté Masatoshi Sato, de Kankaku Securities. «Le marché devient aussi plus prudent à l’approche des élections. On se rend compte qu’une victoire du PLD (Parti libéral démocrate, au pouvoir) ne réglerait pas tout». D’après les derniers sondages publiés dans les journaux, la coalition emmenée par le PLD devrait conserver la majorité. Les investisseurs craignent toutefois qu’une victoire trop nette ne ralentisse le processus de réformes et ne freine l’amorce de reprise économique. L’indice Topix a perdu 8,32 points (0,53 %) à 1 575, 63 points, mettant fin à quatre jours d’embellie. Le contrat à terme à échéance septembre sur l’indice Nikkei a gagné 20 points à 17 130. Sur la première section, le nombre des valeurs en baisse l’a emporté sur les hausses par 759 contre 515, alors que 129 titres restaient inchangés. L’activité est restée modérée, avec 658,14 millions de titres échangés contre 696,06 millions mercredi. L’indice Nikkei du hors cote perdait 0,08 % à 1 768 points en fin de journée.
Les nouvelles faisant état de l’engagement d’Israël à remédier à ses empiètements en territoire libanais et de l’intention du Hezbollah d’opter pour la retenue au Liban-Sud ont été accueillies hier avec soulagement sur le marché des changes de Beyrouth, en attendant les résultats des entretiens que devraient avoir le secrétaire général de l’Onu avec les dirigeants syriens. En effet, l’offre du dollar, de rare qu’elle était depuis le début de la semaine, s’est un peu développée hier, dispensant la Banque du Liban (BDL) de satisfaire les besoins de la demande en cette monnaie, ont indiqué les cambistes. Mais, après avoir maintenu sa fourchette d’intervention élargie inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux...