Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

150.000 manifestants anti-accord dans les rues de Tel-Aviv

Des dizaines de milliers de colons et de sympathisants de l’opposition de droite israélienne se sont rassemblés hier soir au centre de Tel-Aviv pour dénoncer d’éventuelles concessions du Premier ministre Ehud Barak au sommet de Camp David. Les manifestants ont déployé des centaines de banderoles sur la place Yitzhak Rabin, en face de la municipalité de la ville, et les rues adjacentes accusant M. Barak de «conduire le pays à sa perte» en négociant à Camp David avec les Palestiniens. «Interdiction de perdre la patrie», «Démanteler des implantations, c’est déchirer le peuple», «Nous voulons une autre paix», «Il faut changer de Premier ministre», pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants. Sur un immense ballon était inscrit : «La majorité c’est nous». Les organisateurs tablaient sur 150 000 personnes, notamment grâce à une mobilisation générale des colons arrivés à bord de centaines d’autobus affrétés par le Conseil des colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza, principale organisation de colons. Au milieu de l’immense place Yitzhak Rabin à Tel-Aviv, à l’endroit même où l’ancien Premier ministre a été assassiné en 1995 par un extrémiste de droite, une estrade a été dressée et la scène décorée aux couleurs bleu et blanc du drapeau israélien. Parmi les orateurs figurent le chef du Likoud Ariel Sharon ainsi que les chefs de deux des trois partis qui ont quitté la coalition gouvernementale avant le début du sommet de Camp David : Yitzhak Lévy pour le Parti national religieux et Nathan Chtcharansky, de Israel Be’Alya. Dans une semaine exactement, les partisans de M. Barak vont à leur tour se réunir au même endroit, mais pour exprimer leur soutien au Premier ministre. Les sections du Likoud à travers tout le territoire israélien ont battu le rappel de leurs militants et sympathisants. Les colons ont fait campagne sur le slogan : «On n’abandonne pas des frères», par allusion au projet prêté à M. Barak de laisser un certain nombre de colons vivre sous contrôle des Palestiniens dans le cadre d’un règlement permanent négocié à Camp David. Quelque 1 500 policiers, appuyés par des hélicoptères, assuraient le maintien de l’ordre, a-t-on indiqué de source policière. À la mi-journée, des unités de gardes frontières israéliens les ont appelé à évacuer les lieux de leur plein gré, ont constaté les journalistes. Profitant du rapport de force défavorable à M. Barak au Parlement, les partis de droite ont indiqué vouloir déposer lundi de nouvelles motions de censure contre le gouvernement.
Des dizaines de milliers de colons et de sympathisants de l’opposition de droite israélienne se sont rassemblés hier soir au centre de Tel-Aviv pour dénoncer d’éventuelles concessions du Premier ministre Ehud Barak au sommet de Camp David. Les manifestants ont déployé des centaines de banderoles sur la place Yitzhak Rabin, en face de la municipalité de la ville, et les rues adjacentes accusant M. Barak de «conduire le pays à sa perte» en négociant à Camp David avec les Palestiniens. «Interdiction de perdre la patrie», «Démanteler des implantations, c’est déchirer le peuple», «Nous voulons une autre paix», «Il faut changer de Premier ministre», pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants. Sur un immense ballon était inscrit : «La majorité c’est nous». Les organisateurs tablaient sur...