La pire atrocité en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale
le 12 juillet 2000 à 00h00
Le 11 juillet 1995, l’armée serbe bosniaque prenait Srebrenica, signal du massacre organisé de plusieurs milliers de musulmans, la pire atrocité en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus de 7 000 musulmans, surtout des hommes en âge de combattre et pour la plupart des civils, sont portés disparus par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) depuis la chute de l’enclave musulmane de l’est de la Bosnie. Et les témoignages des survivants, enregistrés par la justice internationale, décrivent leur massacre par les forces serbes, à Srebrenica, autour de la base des soldats néerlandais de l’Onu à Potocari à la sortie de la ville et dans les forêts et le long des routes des alentours. La hiérarchie serbe bosniaque de l’époque, dont ses leaders politique Radovan Karadzic et militaire Ratko Mladic, inculpés par la justice internationale mais toujours en fuite, a toujours nié l’existence des massacres. Pourtant, à même le sol ou entassés dans des charniers, les restes de 4 000 personnes ont déjà été retrouvés et répertoriés par les experts du Tribunal pénal international (TPI) et ceux de la commission bosniaque pour les disparus. Les découvertes de cadavres continuent, cinq ans après : 120 ont été mis au jour en juin. Srebrenica est ainsi devenue un triple symbole de la guerre de Bosnie (1992-95) : de la sauvagerie de l’épuration ethnique par les Serbes, de la détermination des dirigeants musulmans à sacrifier des civils pour tenter d’obliger la communauté internationale à intervenir et de l’échec de celle-ci à s’engager suffisamment pour empêcher une tragédie humanitaire. Une responsabilité que l’Onu a partiellement reconnue l’an dernier.
Le 11 juillet 1995, l’armée serbe bosniaque prenait Srebrenica, signal du massacre organisé de plusieurs milliers de musulmans, la pire atrocité en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus de 7 000 musulmans, surtout des hommes en âge de combattre et pour la plupart des civils, sont portés disparus par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) depuis la chute de l’enclave musulmane de l’est de la Bosnie. Et les témoignages des survivants, enregistrés par la justice internationale, décrivent leur massacre par les forces serbes, à Srebrenica, autour de la base des soldats néerlandais de l’Onu à Potocari à la sortie de la ville et dans les forêts et le long des routes des alentours. La hiérarchie serbe bosniaque de l’époque, dont ses leaders politique Radovan Karadzic et militaire Ratko Mladic,...
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