Les Diables rouges, en proie à un léger excès d’euphorie que le sélectionneur Robert Waseige qualifie de «mal belge», devront se méfier, lundi à Bruxelles (21h45 heure de Beyrouth), de joueurs turcs prêts à jouer «jusqu’à la mort» pour atteindre les quarts de finale de l’Euro2000 de football. Donnée favorite d’une rencontre qui désignera certainement l’équipe du groupe B appelée à accompagner l’Italie en quarts de finale, la Belgique devra gommer tout excès de confiance. «Je me méfie comme de la peste du mal belge. Nous n’avons pas de blessé, pas de vrai problème, l’ambiance est excellente et le classement parle en notre faveur. Mais à l’entraînement, j’ai parfois l’impression que les joueurs ne se sentent pas concernés. Ce relâchement bien involontaire est un signal», a prévenu Waseige ces derniers jours. Les Belges ont en effet bien des raisons d’être zen. Un seul point ferait le bonheur des Diables face aux Turcs. Physiquement, Marc Wilmots et ses coéquipiers ont démontré mercredi contre l’Italie, malgré la défaite (2-0), qu’ils sont au sommet de leur condition. Mais les hommes de Waseige auraient tort de penser que la Turquie se présentera résignée au stade Roi Baudouin. Hakan Sukur revanchard Certes, la sélection du Bosphore ressemble à une marmite au bord de l’implosion et est sans doute la délégation la plus agitée du tournoi mais, finalement, la chaude mentalité turque s’en accommode. Le sélectionneur Mustafa Denizli est dans les cordes, vilipendé par la presse de son pays mais ses joueurs, titillés dans leur égo par le courroux de tout un peuple, ont promis une revanche. «Nous avons un point, comme la Suède, la Belgique trois. Une victoire aujourd’hui nous qualifierait plus que probablement pour les quarts de finale. Il serait stupide de ne pas y croire. Nous jouerons jusqu’à la mort», affirme le buteur Hakan Sukur. «Hakan le magnifique», décevant face à l’Italie et guère plus brillant devant à la Suède, est conscient qu’il jouera désormais son tournoi sur une seule rencontre. Récemment transféré de Galatasaray à l’Inter Milan (D1 italienne), Sukur déclare à qui veut l’entendre qu’il a sa «fierté» et a «pleinement conscience de sa responsabilité». À distance, il livrera duel à Émile Mpenza, la flèche belge. De l’efficacité de ces attaquants dépend peut-être le sort des deux équipes. L’une d’entre elles, sans doute, disputera les quarts de finale face au Portugal, désormais assuré de terminer 1er du groupe A.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Diables rouges, en proie à un léger excès d’euphorie que le sélectionneur Robert Waseige qualifie de «mal belge», devront se méfier, lundi à Bruxelles (21h45 heure de Beyrouth), de joueurs turcs prêts à jouer «jusqu’à la mort» pour atteindre les quarts de finale de l’Euro2000 de football. Donnée favorite d’une rencontre qui désignera certainement l’équipe du groupe B appelée à accompagner l’Italie en quarts de finale, la Belgique devra gommer tout excès de confiance. «Je me méfie comme de la peste du mal belge. Nous n’avons pas de blessé, pas de vrai problème, l’ambiance est excellente et le classement parle en notre faveur. Mais à l’entraînement, j’ai parfois l’impression que les joueurs ne se sentent pas concernés. Ce relâchement bien involontaire est un signal», a prévenu Waseige...