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Actualités - Chronologie

"L'euphorie perpétuelle" (Pascal Bruckner, Ed. Grasset)

Les troisième et quatrième banques privées allemandes Dresdner Bank et Commerzbank envisagent une fusion et leurs patrons respectifs devraient se rencontrer aujourd’hui à Francfort pour en discuter, écrivait hier le quotidien Handelsblatt, qui cite des milieux informés. «Ce ne sont que des spéculations et des rumeurs, et nous ne commentons pas cela», a indiqué un porte-parole de Commerzbank. Côté Dresdner Bank, un porte-parole a également refusé de commenter, mais a souligné que tous les acteurs du secteur bancaire allemand «restent en contact». De l’avis général des observateurs, les deux instituts se trouvent sous une énorme pression pour agir, suite à l’échec de son projet de fusion avec Deutsche Bank pour Dresdner et à l’entrée du groupe d’investisseurs Cobra dans son capital pour Commerzbank. La première s’est trouvée très fragilisée après le retentissant échec de sa fusion avec le numéro un du secteur, Deutsche Bank, annoncé en grande pompe début mars. Dresdner Bank avait rompu les négociations un mois plus tard en accusant sa partenaire de ne pas respecter ses engagements à propos de sa division de banque d’investissement, Dresdner Kleinwort Benson. Les deux banques prônent depuis la voie solitaire. Le président du directoire de Dresdner, Bernd Fahrholz, a plusieurs fois indiqué qu’il entendait ramener le calme dans sa propre maison avant de se lancer dans une nouvelle alliance, même si cela n’est pas exclu à moyen terme. La Commerzbank, de son côté, subit la pression d’un groupe d’investisseurs, qui a réussi en quelques mois à rassembler 17 % de son capital, et entend de toute évidence arrimer la Commerzbank à un «partenaire fort», peut-être à l’étranger. L’assemblée générale de la banque fin mai avait révélé au grand jour le conflit existant entre M. Kohlhaussen et Cobra. «M. Kohlhaussen sent dans sa nuque le souffle chaud de Cobra», commente le Handelsblatt, qui suggère que M. Kohlhaussen n’a que très peu de temps devant lui pour présenter sa propre solution. Les spéculations sur une alliance Dresdner/Commerzbank sont renforcées par le fait que le patron de Cobra, Hansgeorg Hofmann, est un ancien membre du directoire de Dresdner Bank. Selon le Handelsblatt, les deux banques affichent une meilleure complémentarité de leurs activités que Deutsche/Dresdner : Commerzbank est bien placée dans la banque de détail, et sa filiale de courtage en ligne Comdirect est une «perle». Dresdner de son côté est mieux positionnée dans la banque d’investissement. Les deux banques disposent à peu près de la même capitalisation boursière : Commerzbank 21 mds EUR, Dresdner, 24 mds EUR. Le journal précise cependant que les négociations ne se trouvent encore qu’à un stade très peu avancé, et rappelle que les patrons des deux groupes se sont déjà rencontrés récemment à deux reprises. Le principal actionnaire de Dresdner, l’assureur Allianz avec 17 %, pourrait une nouvelle fois jouer les accoucheurs de cette fusion, voire vendre sa part à Cobra. Selon le Handelsblatt, il ne faut toutefois pas s’attendre à un dénouement rapide, mais plutôt à ce que cela dure plusieurs mois, les deux groupes voulant éviter une nouvelle débâcle du type Deutsche/Dresdner.
Les troisième et quatrième banques privées allemandes Dresdner Bank et Commerzbank envisagent une fusion et leurs patrons respectifs devraient se rencontrer aujourd’hui à Francfort pour en discuter, écrivait hier le quotidien Handelsblatt, qui cite des milieux informés. «Ce ne sont que des spéculations et des rumeurs, et nous ne commentons pas cela», a indiqué un porte-parole de Commerzbank. Côté Dresdner Bank, un porte-parole a également refusé de commenter, mais a souligné que tous les acteurs du secteur bancaire allemand «restent en contact». De l’avis général des observateurs, les deux instituts se trouvent sous une énorme pression pour agir, suite à l’échec de son projet de fusion avec Deutsche Bank pour Dresdner et à l’entrée du groupe d’investisseurs Cobra dans son capital pour Commerzbank. La...