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Actualités - Chronologie

Yarzé Sleiman reçoit un officier supérieur ukrainien

Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a confirmé hier que les forces israéliennes s’étaient complètement retirées du Liban-Sud. Dans une première réaction à cette annonce, le Premier ministre Sélim Hoss a déclaré qu’Israël ne s’était «malheureusement pas retiré de tout le territoire libanais». Selon des sources officielles, il n’est toutefois pas dans l’intention de M. Hoss de couper les ponts avec M. Annan. En effet, les autorités libanaises comptent intervenir auprès du secrétaire général pour le persuader de convaincre l’État hébreu de restituer au Liban les huit positions qu’il détient encore. Autre réaction libanaise : en début de soirée, des experts libanais ont aussi estimé que le retrait israélien n’était pas achevé. «Les Israéliens occupent encore à ce moment six zones de notre territoire. Les Nations unies le savent et je vous parle actuellement de leur quartier général à Naqoura», a déclaré à Reuters le chef de l’équipe libanaise, le général de brigade Amine Hoteit. «Les représentants de l’Onu ont indiqué que les Israéliens sont toujours en train de se retirer de certaines positions et qu’ils pourraient terminer (l’évacuation) de certaines zones demain à la mi-journée», a-t-il ajouté. La Finul a terminé le travail, côté libanais, de vérification du retrait, 48 heures avant l’arrivée à Beyrouth de l’émissaire de Kofi Annan, Terjé Roed-Larsen. Notons que la visite de M. Roed-Larsen précédera de 24 heures celle que M. Annan effectuera lundi à Beyrouth à la tête d’une importante délégation des Nations unies. Il rencontrera à cette occasion les présidents Émile Lahoud, Nabih Berry et Sélim Hoss. M. Annan se rendra par la suite dans la bande frontalière pour visiter les régions d’où l’armée israélienne s’est retirée. Il quittera Beyrouth mardi après-midi. Abbassiyé entièrement évacuée Sur le terrain, la localité d’Abbassiyé a été totalement évacuée hier par les forces israéliennes. C’est ce qu’indique l’Agence nationale d’information, citant les propos du lieutenant-colonel Amine Hoteit, chef de la délégation militaire libanaise. «La Finul a pris le contrôle du village (entièrement détruit lors de son occupation en 1967), et elle sera responsable du retour de ses habitants au cours des prochains jours», a-t-il précisé. Le travail de vérification avait repris au Sud en milieu de matinée après avoir été suspendu jeudi en raison de tirs israéliens. Escortés pour la première fois par deux blindés de la Finul, les officiers et cartographes libanais ont franchi une ligne de barbelés érigés par Israël autour de Abbassiyé, précédés par un soldat de la Finul qui portait un drapeau de l’Onu. La ligne de retrait à Ghajar, un village dont les 3/5 doivent revenir au Liban, selon le lieutenant-colonel Hoteit, a été déterminée à partir du Wazzani. Les experts libanais et onusiens ne se sont pas rendus dans cette localité, dont les habitants, des Syriens de confession alaouite, protestent contre le partage de leur village. Les officiers des deux parties ont poursuivi leur travail à Kfarchouba, où le lieutenant-colonel Hoteit a fait état d’un empiètement israélien de 40 mètres de long le long de la ligne de retrait fixée par l’Onu. À New York, des responsables, citant le commandant de la Finul, Seth Obeng, ont précisé que certains points de la frontière avaient été vérifiés par hélicoptère par crainte des mines susceptibles de s’y trouver.
Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a confirmé hier que les forces israéliennes s’étaient complètement retirées du Liban-Sud. Dans une première réaction à cette annonce, le Premier ministre Sélim Hoss a déclaré qu’Israël ne s’était «malheureusement pas retiré de tout le territoire libanais». Selon des sources officielles, il n’est toutefois pas dans l’intention de M. Hoss de couper les ponts avec M. Annan. En effet, les autorités libanaises comptent intervenir auprès du secrétaire général pour le persuader de convaincre l’État hébreu de restituer au Liban les huit positions qu’il détient encore. Autre réaction libanaise : en début de soirée, des experts libanais ont aussi estimé que le retrait israélien n’était pas achevé. «Les Israéliens occupent encore à ce moment six zones...