La France s’est félicitée hier de la décision du gouvernement libanais de former une force mixte de l’armée et de la police pour se charger des tâches de sécurité dans la zone évacuée le 24 mai par Israël au Liban-Sud. «C’est un pas dans la bonne direction que nous souhaitons», a estimé le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères François Rivasseau au cours d’un point de presse. Le ministre libanais de l’Information Anouar el-Khalil avait indiqué jeudi que cette force, qui effectuera des patrouilles et établira des barrages mobiles dans les régions évacuées par l’État hébreu, sera chargée des tâches de sécurité, précisant que la date de son déploiement sera fixée «à la lumière de l’évaluation des données sur le terrain». Par ailleurs, le ministre français de la Défense Alain Richard s’est interrogé hier à Paris sur le «besoin» d’une Force intérimaire des Nations unies (Finul) renforcée si le Liban parvient à restaurer son autorité dans le sud du pays. M. Richard, qui s’exprimait devant quelques journalistes, était interrogé sur l’éventuelle participation supplémentaire de la France (actuellement 250 soldats) à une Finul-bis renforcée. Le Conseil de sécurité de l’Onu doit se prononcer prochainement sur le renouvellement et une éventuelle modification du mandat de la Finul, qui expire le 31 juillet. Après le départ des soldats israéliens du Liban-Sud, Paris a posé comme préalable à l’envoi de Casques bleus français supplémentaires un engagement clair du gouvernement libanais à déployer son armée dans cette région. «À la limite, si tout va bien, si la restauration de l’autorité du Liban se fait dans le Sud, y aura-t-il besoin d’une force aussi importante ?» s’est interrogé M. Richard. Après le retrait israélien, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avait proposé, dans une première estimation des besoins, de porter de 4 500 à 7 900 hommes les effectifs de cette force. Interrogé jeudi par le Washington Post, le président Jacques Chirac avait indiqué que la Finul devrait être une force déployée pour aider l’armée libanaise à contrôler la zone durant «quelques semaines ou quelques mois». Le président français avait ajouté que cette force internationale «ne peut agir comme une force d’interposition entre les parties en conflit ou comme un garant contre les attaques à travers la frontière» en territoire israélien.
La France s’est félicitée hier de la décision du gouvernement libanais de former une force mixte de l’armée et de la police pour se charger des tâches de sécurité dans la zone évacuée le 24 mai par Israël au Liban-Sud. «C’est un pas dans la bonne direction que nous souhaitons», a estimé le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères François Rivasseau au cours d’un point de presse. Le ministre libanais de l’Information Anouar el-Khalil avait indiqué jeudi que cette force, qui effectuera des patrouilles et établira des barrages mobiles dans les régions évacuées par l’État hébreu, sera chargée des tâches de sécurité, précisant que la date de son déploiement sera fixée «à la lumière de l’évaluation des données sur le terrain». Par ailleurs, le ministre français de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.