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Actualités - Reportages

La guerre en Tchétchénie, facteur déstabilisant du Caucase

Le conflit entre la Russie et la Tchétchénie a continué à déstabiliser le Caucase-Nord en 1999, estime l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI). En dépit de l’accord de Khasaviurt signé par les parties en août 1996, Moscou a continué à considérer la Tchétchénie comme partie intégrante de la Fédération de Russie tandis que le gouvernement tchétchène estimait au contraire qu’il avait gagné de facto son indépendance à la suite du conflit de 1994-96. Pour justifier la fermeture de la frontière tchétchène avec la région russe de Stavropol en prélude aux opérations militaires, la Russie a argué qu’elle devait assurer la sécurité de l’oléoduc Bakou-Novorossiysk qui traverse la Tchétchénie. En septembre, l’aviation russe a reçu l’ordre de déloger de ses bases les militants islamiques en Tchétchénie et de bombarder Grozny, la capitale. Ces bombardements ont jeté sur les routes plusieurs dizaines de milliers de réfugiés qui ont tenté de fuir en Ingouchie voisine. Le conflit a rapidement évolué en «guerre totale» avec l’intervention de 90 000 soldats russes au sol, selon l’institut. Le conflit tchétchène a créé «une situation très instable et dangereuse pour la région», estime le SIPRI et «si elle ne le résout pas, la Russie ne peut pas prétendre assurer sa sécurité ni son intégrétité territoriale», selon lui. Il sera tout aussi difficile d’établir un dialogue entre les autorités fédérales russes et les responsables tchétchènes «en raison de la faiblesse même des institutions» en Tchétchénie, conclut le SIPRI.
Le conflit entre la Russie et la Tchétchénie a continué à déstabiliser le Caucase-Nord en 1999, estime l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI). En dépit de l’accord de Khasaviurt signé par les parties en août 1996, Moscou a continué à considérer la Tchétchénie comme partie intégrante de la Fédération de Russie tandis que le gouvernement tchétchène estimait au contraire qu’il avait gagné de facto son indépendance à la suite du conflit de 1994-96. Pour justifier la fermeture de la frontière tchétchène avec la région russe de Stavropol en prélude aux opérations militaires, la Russie a argué qu’elle devait assurer la sécurité de l’oléoduc Bakou-Novorossiysk qui traverse la Tchétchénie. En septembre, l’aviation russe a reçu l’ordre de déloger de ses bases les...