Le résultat nul (3-3) de la spectaculaire rencontre chargée d’histoire entre la Yougoslavie et la Slovénie, comptant pour la première journée du groupe C de l’Euro2000 de football, a presque satisfait les deux camps, mardi soir, à Charleroi. Les Slovènes ont démontré la qualité de leur jeu, les Yougoslaves, leur capacité à réagir, après avoir été menés 3 à 0 et réduits à dix. Tout s’est joué en 14 minutes, après l’exclusion de Sinisa Mihajlovic (59e). Une période de folie avec un doublé de Savo Milosevic et un but de Ljubinko Drulovic. Dans ce match à suspense, le mental et la volonté de ne pas laisser bafouer son honneur ont joué un rôle prépondérant. Le mental, c’était celui des hommes de Srecko Katanec. Ils avaient le sentiment de n’avoir rien à perdre et ils ont proposé un jeu virevoltant basé sur un 4-4-2 classique. La rapidité, les solutions proposées par les attaquants emmenés par un grandiose Zlatko Zahovic, auteur de deux buts et d’une passe décisive, ont fait exploser l’équipe de Vujadin Boskov. C’était en fait la leçon de l’élève Katanec à son maître, son ancien entraîneur à la Sampdoria Gênes (Ita). «Je suis heureux que nous ayons mené 3 à 0, a commenté l’entraîneur slovène. Je prône un football ouvert et je pense que mes joueurs ont répondu à mes attentes», a-t-il ajouté, soulignant malgré tout «la déception d’avoir pris trois buts» en raison d’un «manque d’expérience». « Magique » L’honneur bafoué, c’était celui des Yougoslaves. En 1991, une guerre éclair avait opposé les deux pays pendant une dizaine de jours avant que la Yougoslavie ne laisse son indépendance à la Slovénie l’année suivante. «Bien sûr que l’honneur a joué un rôle dans notre retour, mais ce n’est pas le seul. Il y avait aussi l’aspect sportif», a commenté Dragan Stojkovic. Il «osait croire» que son entrée sur le terrain après un peu plus d’une demi-heure de jeu avait été primordiale dans le retour de son équipe. L’autre aspect qui a permis aux Yougoslaves de revenir à la marque est l’incapacité des Slovènes à tenir la distance. Comme au mois d’avril après avoir mené 2 à 0 contre la France (3-2) au Stade de France, ils se sont écroulés. «On a joué à plus de 100 %. Ce fut magique pendant 60 minutes. Mais aucune équipe au monde n’aurait pu tenir sur un tel rythme pendant 90 minutes», a plaidé Saso Udovic. «Le fait d’être revenu m’a surpris», a répondu Boskov. «Peut-être qu’à 10 ils se sont mieux entendus qu’à 11», a-t-il ajouté, rêveur.
Le résultat nul (3-3) de la spectaculaire rencontre chargée d’histoire entre la Yougoslavie et la Slovénie, comptant pour la première journée du groupe C de l’Euro2000 de football, a presque satisfait les deux camps, mardi soir, à Charleroi. Les Slovènes ont démontré la qualité de leur jeu, les Yougoslaves, leur capacité à réagir, après avoir été menés 3 à 0 et réduits à dix. Tout s’est joué en 14 minutes, après l’exclusion de Sinisa Mihajlovic (59e). Une période de folie avec un doublé de Savo Milosevic et un but de Ljubinko Drulovic. Dans ce match à suspense, le mental et la volonté de ne pas laisser bafouer son honneur ont joué un rôle prépondérant. Le mental, c’était celui des hommes de Srecko Katanec. Ils avaient le sentiment de n’avoir rien à perdre et ils ont proposé un jeu virevoltant...
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