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Actualités - Chronologie

Tchétchénie Une quarantaine de raids russes en 24 heures

L’aviation russe a effectué 42 missions en Tchétchénie au cours des dernières 24 heures et le Kremlin a démenti hier l’annonce la veille par le commandement militaire local et l’administration civile de la province de la cessation virtuelle des opérations militaires. Le QG de Mozdok, en lisière de la Tchétchénie, a fait état de 12 attaques de l’aviation et de 30 missions héliportées contre les bases rebelles dans les montagnes du sud de la république séparatiste. Dimanche, le général Guénnadi Trochev, commandant du contingent stationné en Tchétchénie, avait annoncé que la guerre contre les séparatistes était pratiquement terminée et que les attaques de l’aviation et les tirs d’artillerie n’avaient plus lieu d’être. Mais le porte-parole du Kremlin pour la Tchétchénie, Sergueï Iastrjembski, a affirmé hier que les propos du général avaient été mal interprétés et que les raids se poursuivraient dans les montagnes où sont réfugiés les rebelles. «Guennadi Trochev a dit que l’artillerie ne serait utilisée que dans des cas extrêmes et en dehors des zones bâties. L’aviation, comme il l’a fait remarquer, est beaucoup moins utilisée mais cela ne veut pas dire qu’elle ne le sera pas du tout», a-t-il affirmé. Le conflit tchétchène est entré dans son neuvième mois. Les responsables russes ont maintes fois assuré que la guerre touchait à sa fin et qu’il ne restait qu’une poignée de rebelles retranchés dans les montagnes du sud de la république. Villages détruits Mais les troupes fédérales, qui avaient repris en mars le contrôle de l’essentiel du territoire tchétchène, ont subi récemment de lourdes pertes dans des embuscades des rebelles islamistes Dans la phase initiale du conflit, la Russie a privilégié le recours massif à l’artillerie et aux raids aériens pour éviter des combats de front à ses soldats et la répétition du sénario désastreux du précédent conflit de 1994-1996. En conséquence, de nombreux villages ont été entièrement détruits, de même que la capitale Grozny, qui a été désertée par ses habitants. De leur côté, les rebelles, qui se sont repliés dans les montagnes du sud, poursuivent sans relâche leur guerre de guérilla contre les forces russes. Les agences de presse russes ont fait état d’au moins une dizaine d’attaques visant des postes de contrôle pour la seule journée de lundi. Le bilan officiel côté russe est de plus de 2 300 victimes. Il n’existe pas d’estimation fiable du nombre de tués parmi les combattants tchétchènes ni des victimes civiles. Les déclarations de Trochev sont intervenus au lendemain d’une visite officielle à Moscou du ministre italien des Affaires étrangères, Lamberto Dini, qui avait estimé que Moscou avait déclaré, «de facto», un cessez-le-feu.
L’aviation russe a effectué 42 missions en Tchétchénie au cours des dernières 24 heures et le Kremlin a démenti hier l’annonce la veille par le commandement militaire local et l’administration civile de la province de la cessation virtuelle des opérations militaires. Le QG de Mozdok, en lisière de la Tchétchénie, a fait état de 12 attaques de l’aviation et de 30 missions héliportées contre les bases rebelles dans les montagnes du sud de la république séparatiste. Dimanche, le général Guénnadi Trochev, commandant du contingent stationné en Tchétchénie, avait annoncé que la guerre contre les séparatistes était pratiquement terminée et que les attaques de l’aviation et les tirs d’artillerie n’avaient plus lieu d’être. Mais le porte-parole du Kremlin pour la Tchétchénie, Sergueï Iastrjembski, a...