Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Procédure minutieuse et contrôle de la pollution indispensable (photos)

L’aquaculture marine obéit à des règles très strictes et requiert une procédure minutieuse. «Il s’agit de recréer la chaîne alimentaire des poissons», explique M. Chadi Mohanna, directeur de l’Institut d’océanographie et des pêches. Il faut, pour commencer, faire pousser les algues qui sont à l’origine de la chaîne alimentaire, les phytoplanctons. Elles serviront à nourrir les zooplanctons (minuscules crustacés) qui seront à leur tour une base nutritionnelle aux loups de mer et aux dorades, poissons carnivores. Lorsque les poissons atteignent le stade de larves, ils sont alors pourvus d’aliments industriels. Pour atteindre son poids commercial, la dorade a besoin de quatorze mois alors que le loup de mer en requiert seize. «Avec les poissons, il n’y a pas de perte, chaque kilo de nourriture équivalant quasiment à un kilo de viande, explique M. Mohanna. La différence avec le poisson pêché en mer est également minime puisque dans tous les cas, l’animal ne quitte pas son milieu naturel.» Interrogé sur la capacité de la future station pilote, M. Mohanna estime qu’elle sera d’environ 500 tonnes par an. Les élevages industriels se feront évidemment à une échelle bien plus grande. Mais tout n’est pas rose dans l’aquaculture marine. Celle-ci a en effet un impact sur l’environnement, soit une pollution de l’eau de mer par le phosphate et les oligoéléments résultant de l’élevage de poissons. «La pollution doit être contrôlée par l’installation d’une station d’épuration à proximité de chaque élevage», affirme M. Mohanna. Une telle installation est-elle prévue pour la station pilote de l’institut ? «Nous n’en avons pas pour l’instant, admet-il. Mais en tant que station pilote, nous pourrons facilement contrôler la pollution que nous causerons parce que la densité de poissons y sera faible. Cependant, à l’échelle industrielle, il est impossible de traiter autrement le problème.» Ce qui soulève l’éternelle question du contrôle de la pollution lorsque les industries seront implantées…
L’aquaculture marine obéit à des règles très strictes et requiert une procédure minutieuse. «Il s’agit de recréer la chaîne alimentaire des poissons», explique M. Chadi Mohanna, directeur de l’Institut d’océanographie et des pêches. Il faut, pour commencer, faire pousser les algues qui sont à l’origine de la chaîne alimentaire, les phytoplanctons. Elles serviront à nourrir les zooplanctons (minuscules crustacés) qui seront à leur tour une base nutritionnelle aux loups de mer et aux dorades, poissons carnivores. Lorsque les poissons atteignent le stade de larves, ils sont alors pourvus d’aliments industriels. Pour atteindre son poids commercial, la dorade a besoin de quatorze mois alors que le loup de mer en requiert seize. «Avec les poissons, il n’y a pas de perte, chaque kilo de nourriture équivalant...