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Actualités - Chronologie

Lockerbie Téhéran et Ahmed Jibril démentent tout lien avec le transfuge Behbahani

L’Iran, ainsi que le dirigeant palestinien résidant à Damas, Ahmed Jibril, ont démenti hier les accusations du «transfuge» iranien Ahmed Behbahani d’avoir organisé communément l’attentat de Lockerbie, le 21 décembre 1988, qui a fait 270 morts. «Je n’ai jamais vu, je n’ai jamais connu cette personne (Ahmed Behbahani), ce mercenaire, cet homme acheté. Il ne peut avancer aucune preuve de ses affirmations, totalement incohérentes et contradictoires», a déclaré sur Radio-Téhéran, depuis Damas, M. Jibril, chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), un mouvement qui s’oppose à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat. «Il s’agit d’accusations à caractère politique, portées tantôt contre la Libye, tantôt contre l’Iran, et ce depuis le début de cette affaire», a ajouté M. Jibril, mis en cause par les avocats des deux accusés libyens de cet attentat et dont la dernière visite à Téhéran remonte à février 1992, à l’occasion d’une conférence internationale sur la Palestine. «De telles accusations reviennent régulièrement contre la Libye, l’Iran, ou contre ceux qui se dressent, ceux qui résistent à l’oppression exercée par les forces de l’arrogance, les États-Unis et le régime sioniste», a-t-il poursuivi. Selon une émission diffusée dimanche par la chaîne de télévision américaine CBS, M. Behbahani, contacté dans un camp de réfugiés en Turquie, a affirmé que Téhéran avait suggéré l’attentat contre un avion de la PanAm à Ahmed Jibril. M. Behbahani avait précisé qu’il avait amené en Iran un groupe de Libyens qui ont suivi un entraînement de 90 jours, pour les préparer à l’attentat. Le procès de deux responsables des services secrets libyens, accusés de l’attentat contre le Boeing 747 de la PanAm qui avait explosé au-dessus du village écossais de Lockerbie, se déroule actuellement aux Pays-Bas, devant une cour écossaise installée au camp Zeist. Le ministre iranien des Renseignements Ali Younessi a mis en cause Washington et Tel-Aviv, démentant tout lien avec Ahmed Behbahani tandis que ce dernier était présenté, par le quotidien Tehran Times, comme un membre du principal mouvement d’opposition armé au régime iranien des Moudjahidine. L’information a aussitôt été démentie par l’organisation, affirmant que Behbahani était «un agent des services de renseignements iraniens», dans un communiqué reçu à Nicosie. «Il s’agit encore d’un complot fomenté par le régime sioniste et les États-Unis pour dissimuler leurs multiples échecs face à l’Iran», avait affirmé le ministre. Pour lui, «les échecs du régime sioniste au Liban-Sud et le procès de juifs iraniens accusés d’espionnage pour ce régime sont à l’origine de ce complot». «Le régime sioniste et son principal protecteur ont toujours essayé de justifier leurs échecs par des accusations sans fondement contre l’Iran», a-t-il poursuivi. La télévision, dans un reportage, a condamné lundi soir un «complot médiatique» contre l’Iran, faisant aussi le lien entre les accusations du transfuge et le récent retrait israélien du Liban-Sud, célébré à Téhéran comme une «victoire de tous les musulmans». Les médias iraniens évoquent également des «incohérences» dans le récit du transfuge iranien, notamment en raison de son âge, moins de 20 ans au moment des faits. Les États-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient «évaluer soigneusement la crédibilité» des déclarations de Behbahani, tout en affirmant que cela ne détournait pas Washington de la piste libyenne. Mais, hier, des agents de la CIA (centrale américaine de renseignement) ont indiqué avoir trouvé «de nombreuses lacunes» dans les accusations de Behbahani contre l’Iran. «Il est encore tôt» pour tirer des conclusions définitives, «mais il semble y avoir de nombreuses lacunes dans cette histoire», a déclaré, sous couvert de l’anonymat, un responsable des renseignements américains, cité par le Washington Post.
L’Iran, ainsi que le dirigeant palestinien résidant à Damas, Ahmed Jibril, ont démenti hier les accusations du «transfuge» iranien Ahmed Behbahani d’avoir organisé communément l’attentat de Lockerbie, le 21 décembre 1988, qui a fait 270 morts. «Je n’ai jamais vu, je n’ai jamais connu cette personne (Ahmed Behbahani), ce mercenaire, cet homme acheté. Il ne peut avancer aucune preuve de ses affirmations, totalement incohérentes et contradictoires», a déclaré sur Radio-Téhéran, depuis Damas, M. Jibril, chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), un mouvement qui s’oppose à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat. «Il s’agit d’accusations à caractère politique, portées tantôt contre la Libye, tantôt contre l’Iran, et ce depuis le début de cette...