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Actualités - Chronologie

Allemagne - Roumanie : le premier bide de l'Euro

Cet Allemagne-Roumanie joué au petit trot lundi à Liège (1-1) n’a guère enchanté les foules et augure mal du reste de la compétition dans l’Euro2000 de football pour ces deux équipes du groupe A au physique déficient. La leçon de foot-spectale administrée lors de la rencontre Angleterre-Portugal (2-3) lundi soir, dans l’autre match du groupe A, rend évidemment encore plus indigeste le hors-d’œuvre de Liège. Même si, au décompte final, la défaite de l’Angleterre devant les coéquipiers de Luis Figo pourrait faire les affaires de l’une des deux équipes. L’information essentielle de la soirée reste que l’Allemagne, tenante du titre, n’a pas perdu. La formation d’Erich Ribbeck jouait en effet gros lors de cette première. Une défaite aurait sans nul doute accentué la vague de critiques contre le sélectionneur allemand, alors que le quotidien populaire Bild ne s’est déjà pas gêné pour avertir: «Ce n’est pas comme ça qu’on va défendre notre titre». Une défaite aurait aussi semé un peu plus le doute dans une équipe aux prestations décevantes depuis près d’un an, revigorée toutefois par une victoire probante face à la République tchèque (3-2) le 4 juin, à laquelle elle s’accroche comme à une bouée d’espoir. Derrière ce résultat au fond pas si mauvais, la «Mannschaft» a pourtant étalé de sacrées faiblesses, physiques d’abord, alors qu’il s’agit de son traditionnel point fort. Dans le jeu ensuite, où défenseurs comme attaquants ont multiplié les imprécisions. Seul le milieu L’arrière Thomas Linke, entre autres, a ainsi enchaîné les relances pour les Roumains, Lothar Matthaeus a connu d’énormes problèmes de placement, tandis que l’attaquant Paulo Rink, pas mauvais remiseur par ailleurs, ne s’est jamais montré tranchant. Seul le milieu de terrain a partiellement échappé au mini-naufrage : Mehmet Scholl, auteur du but égalisateur, a été brillant, Jens Jeremies de plus en plus présent au fil du match, et Thomas Haessler a apporté sa créativité tant que son physique le lui permit. «Il y aura sûrement des changements pour le match samedi contre l’Angleterre», a prévenu Ribbeck. Osera-t-il l’option jeunes, avec Michael Ballack, Sebastian Deisler et Carsten Jancker, alors qu’une mini-fronde semble poindre contre le vétéran et leader présumé Matthaeus ? Les Roumains, au jeu souvent brillant lors des phases qualificatives, ont eux aussi marqué le pas. Leur entame de match avait pourtant laissé craindre le pire aux Allemands. Adrian Ilie et Viorel Moldovan se jouaient ainsi systématiquement de leur défense, pour se créer des brèches qui auraient pu provoquer d’autres buts que celui de Moldovan à la 5e minute, sans les interventions à nouveau décisives du gardien Oliver Kahn. Puis Gheorghe Hagi, plutôt inspiré en première période, a sérieusement flanché après la pause. Orphelins de leur maître à jouer, les Roumains ont alors sombré. Leur entraîneur, Emerich Jenei, a choisi d’accabler la chaleur pour expliquer la baisse de rythme des deux équipes. Mais à Eindhoven, à Bruges, à Arnheim, où le spectacle n’est pas resté aux vestiaires, il faisait chaud aussi.
Cet Allemagne-Roumanie joué au petit trot lundi à Liège (1-1) n’a guère enchanté les foules et augure mal du reste de la compétition dans l’Euro2000 de football pour ces deux équipes du groupe A au physique déficient. La leçon de foot-spectale administrée lors de la rencontre Angleterre-Portugal (2-3) lundi soir, dans l’autre match du groupe A, rend évidemment encore plus indigeste le hors-d’œuvre de Liège. Même si, au décompte final, la défaite de l’Angleterre devant les coéquipiers de Luis Figo pourrait faire les affaires de l’une des deux équipes. L’information essentielle de la soirée reste que l’Allemagne, tenante du titre, n’a pas perdu. La formation d’Erich Ribbeck jouait en effet gros lors de cette première. Une défaite aurait sans nul doute accentué la vague de critiques contre le...