Le Premier ministre israélien Ehud Barak était engagé, hier dimanche, dans des tractations politiques intensives, en vue de régler la crise politique provoquée par la rébellion d’un parti religieux orthodoxe, indispensable au maintien d’une coalition élargie. Selon divers responsables politiques, cités par la radio publique, le dénouement serait proche et le puissant parti Shass (17 élus) resterait finalement au gouvernement. Il devrait promettre de ne plus jouer le jeu de l’opposition en échange de nouvelles promesses d’aide à ses institutions. En attendant, M. Barak n’a pas voulu brusquer les choses. Contre toute attente, il n’a pas réclamé à son Cabinet, lors de sa séance hebdomadaire, la démission de plusieurs de ses ministres qui avaient voté mercredi dernier avec l’opposition pour des élections anticipées. Le Cabinet s’est réuni pour débattre notamment du décès, la veille, du président syrien Hafez el-Assad, ainsi que de la crise gouvernementale consécutive au vote par trois partis de la coalition en faveur d’un projet de loi pour des élections anticipées. M. Barak devait soumettre au gouvernement la démission des ministres membres de ces trois partis, mais a finalement reporté cette démarche de quelques jours. Selon la radio, le Shass et le parti travailliste de M. Barak étaient proches d’un accord et devaient continuer à se rencontrer à ce propos dans les prochains jours. Le Premier ministre a affirmé, selon ces responsables, qu’il préférait «faire la paix plutôt que de divorcer», en référence à ses tentatives de reconduire sa coalition, sur de nouvelles bases. Jeudi, M. Barak avait indiqué qu’il formerait d’ici à quelques jours une nouvelle coalition, semblable à celle qui l’a trahi. Le parti ultraorthodoxe Shass constitue, avec 17 députés sur un total de 120 à la Knesset, le parti le plus puissant parmi les trois qui se sont ligués contre le Premier ministre. Il avait annoncé qu’il allait soutenir la proposition de loi de l’opposition après que M. Yossi Sarid, ministre de l’Éducation et chef du parti de gauche Meretz (10 élus), autre composante-clé de la coalition gouvernementale, eut refusé de lui octroyer des fonds pour financer ses écoles religieuses. Des tractations discrètes se sont poursuivies dans la nuit entre une équipe de négociateurs du parti travailliste, dirigée par le ministre sans portefeuille Haïm Ramon et le directeur de la présidence du Conseil Yossi Kotchik, et une équipe du Shass, en vue de conclure un nouvel accord de coalition. Un dirigeant du Shass, le ministre de la Santé Shlomo Benizri a estimé, dans une interview à la radio, que des «propositions intéressantes ont été faites» aux représentants du Shass par la délégation travailliste. Interrogé à ce propos, M. Ramon s’est contenté de répondre : «Nous essayons de former une coalition qui fonctionne convenablement et examinons quel parti peut être membre d’une telle coalition».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Premier ministre israélien Ehud Barak était engagé, hier dimanche, dans des tractations politiques intensives, en vue de régler la crise politique provoquée par la rébellion d’un parti religieux orthodoxe, indispensable au maintien d’une coalition élargie. Selon divers responsables politiques, cités par la radio publique, le dénouement serait proche et le puissant parti Shass (17 élus) resterait finalement au gouvernement. Il devrait promettre de ne plus jouer le jeu de l’opposition en échange de nouvelles promesses d’aide à ses institutions. En attendant, M. Barak n’a pas voulu brusquer les choses. Contre toute attente, il n’a pas réclamé à son Cabinet, lors de sa séance hebdomadaire, la démission de plusieurs de ses ministres qui avaient voté mercredi dernier avec l’opposition pour des élections...