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Actualités - Chronologie

Trophée féminin Mary Pierce trop rapide pour Conchita Martinez (photo)

Trente-trois ans après Françoise Durr, dernière Française victorieuse en 1967, le jour de gloire est arrivé pour Mary Pierce (n° 6), qui a remporté le simple dames des Internationaux de France en battant l’Espagnole Conchita Martinez (n° 5), 6-2, 7-5, en 1 heure et 52 minutes, samedi, à Roland-Garros. Après celle obtenue aux Internationaux d’Australie, en 1995, c’est la deuxième victoire de Mary Pierce dans un tournoi du Grand Chelem et la quinzième de sa carrière. Déjà finaliste en 1994, elle avait alors connu l’amertume de la défaite, 6-4, 6-4, face à Arantxa Sanchez, l’autre éternelle étoile du tennis espagnol. Pour le tennis français, la disette totale à laquelle elle a mis fin durait depuis 1983, année de la victoire de Yannick Noah. Le premier set fut entièrement à sens unique, Martinez, qui avait beaucoup de mal à gagner le sien, faisant en tout et pour tout 3 points sur le service de Pierce, qui en marqua 100 % avec sa première balle. Aux neuf balles de break de la Française, l’Espagnole n’avait rien à opposer dans son maigre bilan. À sa panoplie plus large, Mary Pierce avait ajouté un petit coup droit croisé court qui fit deux ou trois fois son effet. Le deuxième set, au début duquel Pierce connut une brève et spectaculaire chute de concentration pour être menée 2-0, fut beaucoup plus accroché, chacune des joueuses s’emparant deux fois du service de l’autre dans des jeux consécutifs. En même temps que son ample coup droit, Martinez retrouva alors un niveau de jeu digne de son statut. Mais essentiellement dans le domaine défensif, comme l’indiquent les nombreux passings et lobs qu’elle tenta et réussit parfois. Martinez débordée Pierce avait refait son handicap à 2-2 quand Martinez lui céda une deuxième fois son service en commettant sa première double faute du match. Dans le jeu suivant, un coup droit trop long remit les deux joueuses à égalité. Moins mobile, l’Espagnole, souvent débordée en vitesse et en puissance, fit alors appel à la soigneuse à deux reprises pour ses yeux. Ayant du mal à tenir l’échange physiquement, elle devait concéder le break décisif dans le 11e jeu pour être menée 6-5. Sa première balle de match, Pierce, pourtant admirable de sang-froid dans le feu de l’action, la mit en coup droit dans le filet. La deuxième, dehors d’un revers croisé. La troisième, ce fut Martinez qui l’expédia d’un revers las dans le filet en retour de service. Le décompte des fautes directes, nettement en sa défaveur au premier set (18-13), avait tourné en vain à son avantage dans le deuxième (14-24) face à une adversaire qui avait pris des risques pour ne pas se laisser entraîner dans une troisième manche hasardeuse. Quand elle releva la tête de la serviette éponge sous laquelle elle avait réfugié son immense bonheur, la Française fit un signe de croix pour remercier le ciel. La Coupe lui fut remise par Françoise Durr et Martina Navratilova. Dans l’autre camp, Conchita Martinez, trois fois demi-finaliste de 1994 à 1996, paraissait écrasée par sa déception. Avec cette victoire, qui lui rapportera 4 028 000 francs, Mary Pierce passera de la 7e à la 3e place mondiale, la meilleure de sa carrière, qui fut déjà la sienne en 1995. Conchita Martinez empochera pour sa part un prix moitié moindre et progressera de la 5e à la 4e.
Trente-trois ans après Françoise Durr, dernière Française victorieuse en 1967, le jour de gloire est arrivé pour Mary Pierce (n° 6), qui a remporté le simple dames des Internationaux de France en battant l’Espagnole Conchita Martinez (n° 5), 6-2, 7-5, en 1 heure et 52 minutes, samedi, à Roland-Garros. Après celle obtenue aux Internationaux d’Australie, en 1995, c’est la deuxième victoire de Mary Pierce dans un tournoi du Grand Chelem et la quinzième de sa carrière. Déjà finaliste en 1994, elle avait alors connu l’amertume de la défaite, 6-4, 6-4, face à Arantxa Sanchez, l’autre éternelle étoile du tennis espagnol. Pour le tennis français, la disette totale à laquelle elle a mis fin durait depuis 1983, année de la victoire de Yannick Noah. Le premier set fut entièrement à sens unique, Martinez, qui avait...