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Actualités - Chronologie

Kosovo Devant les violences, les Serbes suspendent leur coopération avec l'Onu

Des leaders serbes du Kosovo ont décidé hier de suspendre leur participation aux instances de l’administration de la province patronnées par l’Onu, pour protester contre la recrudescence des violences anti-Serbes. Ils ont annoncé qu’ils allaient demander au Conseil de sécurité de l’Onu de décider une action déterminée pour protéger la communauté serbe des «extrémistes albanais», faute de quoi ils ne reprendraient pas leur coopération avec l’administration. La décision a été annoncée au terme d’une réunion du Conseil national serbe (SNV) du Kosovo dans l’enclave de Gracanica, à une dizaine de kilomètres au sud de Pristina. Les représentants serbes ont voté la suspension de leur participation au Conseil d’administration intérimaire (IAC) et au Conseil de transition du Kosovo (KTC), un organisme consultatif où sont représentées les communautés de la province, a annoncé à la presse un porte-parole du SNV, le père Sava Janjic. Après les avoir longtemps boycottés, des Serbes étaient entrés en avril au IAC et au KTC en tant qu’observateurs pour une période d’essai de trois mois, une mesure alors saluée par l’Onu comme une importante percée. Les leaders serbes ont suspendu leur participation jusqu’à une réunion du Conseil de sécurité prévue la semaine prochaine à New York, qui doit faire le point sur l’application de la résolution 1 244. Adoptée le 10 juin 1999, cette résolution qui a mis fin au conflit du Kosovo prévoit une «autonomie substantielle» pour la province et définit la mission de l’Onu et de l’Otan. Le père Sava a annoncé qu’une délégation du SNV se rendrait à New York et réclamerait l’adoption d’urgence d’une annexe à la résolution 1244 prévoyant des mesures de sécurité renforcées pour la communauté serbe, soumise depuis un an à des violences presque quotidiennes. Cette annexe devra obliger la mission de l’Onu (Minuk) et la force multinationale de l’Otan (Kfor) à «agir de manière plus déterminée contre ce que nous avons maintenant de toute évidence au Kosovo et qui est un terrorisme albanais organisé et systématique», a-t-il dit. S’il n’y a pas «une claire décision» du Conseil de sécurité, le SNV ne sera plus en mesure de justifier devant la communauté serbe une coopération avec l’administration, a averti le père Sava. Cette semaine, huit Serbes ont été tués et huit autres blessés dans l’est et le sud-est du Kosovo, dans une série d’attaques dont au moins une partie paraissait organisée. Selon la police de l’Onu, plus de 500 meurtres ont été commis au Kosovo depuis août, dont 36 % contre des Serbes et 22 % contre d’autres minorités non albanaises, comme les Roms et les Gorans (Slaves musulmans). Le SNV a indiqué dans un communiqué que depuis qu’il avait décidé de participer à l’administration, en demandant en échange une amélioration de la sécurité des Serbes, 20 Serbes avaient été tués et 40 blessés en deux mois. La résolution 1244 «n’a pas mandaté la communauté internationale pour créer le règne de l’apartheid et pour remplacer l’oppression (du président yougoslave Slobodan) Milosevic par la répression menée par les extrémistes albanais», a souligné le SNV. Ces extrémistes «ont le soutien direct ou indirect de la majorité des leaders politiques» albanais, a ajouté le SNV, dénonçant «une discrimination quasi fasciste contre tout ce qui est serbe». Le père Sava a indiqué que le SNV avait demandé samedi à une délégation du Parlement européen le déploiement au Kosovo d’unités spéciales antiterroristes contre les éléments criminels.
Des leaders serbes du Kosovo ont décidé hier de suspendre leur participation aux instances de l’administration de la province patronnées par l’Onu, pour protester contre la recrudescence des violences anti-Serbes. Ils ont annoncé qu’ils allaient demander au Conseil de sécurité de l’Onu de décider une action déterminée pour protéger la communauté serbe des «extrémistes albanais», faute de quoi ils ne reprendraient pas leur coopération avec l’administration. La décision a été annoncée au terme d’une réunion du Conseil national serbe (SNV) du Kosovo dans l’enclave de Gracanica, à une dizaine de kilomètres au sud de Pristina. Les représentants serbes ont voté la suspension de leur participation au Conseil d’administration intérimaire (IAC) et au Conseil de transition du Kosovo (KTC), un organisme...