Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tourisme Les sanctions européennes ont épargné la saison d'hiver en Autriche

La saison touristique d’hiver en Autriche a bien résisté aux sanctions européennes mises en place en février dernier, mais celles-ci ont en revanche dissuadé beaucoup d’Autrichiens de partir en vacances à l’étranger. Le tourisme, secteur capital pour la santé économique de l’Autriche, a enregistré une hausse cet hiver, bénéficiant de 1,3 million de nuitées supplémentaires, en hausse de 2,5 % pour la saison, dont 4,2 % en avril, selon le Bureau national des statistiques. «En fait, il semble que la situation politique a eu réellement un très faible impact sur les choix de vacances des gens», sauf pour les Français et les Belges, a jugé Manfred Heissenberger, chargé du secteur du tourisme au Bureau national des statistiques. Ainsi, environ 25 % d’Italiens et de Britanniques supplémentaires ont séjourné en avril en Autriche, par rapport à avril 1999, selon les chiffres officiels. Plus de 6 % de Britanniques et 7 % de Néerlandais supplémentaires ont également fréquenté l’Autriche cet hiver par rapport au précédent. Les réservations effectuées par les Belges – dont le gouvernement figure parmi les plus farouches opposants au cabinet autrichien de coalition avec l’extrême droite – ont en revanche accusé une baisse de 12 % en avril et de 3,4 % pour la saison. Le tourisme français est pour sa part en baisse de 3,7 %, selon M. Heissenberger. Cela a incité ce mois-ci l’industrie du tourisme autrichien à lancer une campagne de publicité «Marketing Offensive 2000» visant les touristes de ces pays jugés «sensibles» pour les inciter à séjourner au Tyrol, la province autrichienne la plus touristique, en dépit des «petites ombres» provoquées par la situation politique, selon l’expression de Josef Stockinger, de l’Office national du tourisme. L’Autriche est sous le coup de sanctions politiques adoptées par ses 14 partenaires européens début février lorsque l’extrême droite de Jörg Haider est entrée au gouvernement du chancelier conservateur Wolfgang Schüssel. L’industrie du tourisme représente dans ce pays 6,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit plus qu’en Grèce ou en Espagne, deux autres poids lourds du tourisme en Europe. Ce secteur emploie 500 000 Autrichiens sur une population totale de huit millions de personnes. Ce sont en fait essentiellement les Autrichiens qui ont refusé de bouger pour leurs vacances, contrairement aux touristes étrangers qui sont venus en masse en Autriche.
La saison touristique d’hiver en Autriche a bien résisté aux sanctions européennes mises en place en février dernier, mais celles-ci ont en revanche dissuadé beaucoup d’Autrichiens de partir en vacances à l’étranger. Le tourisme, secteur capital pour la santé économique de l’Autriche, a enregistré une hausse cet hiver, bénéficiant de 1,3 million de nuitées supplémentaires, en hausse de 2,5 % pour la saison, dont 4,2 % en avril, selon le Bureau national des statistiques. «En fait, il semble que la situation politique a eu réellement un très faible impact sur les choix de vacances des gens», sauf pour les Français et les Belges, a jugé Manfred Heissenberger, chargé du secteur du tourisme au Bureau national des statistiques. Ainsi, environ 25 % d’Italiens et de Britanniques supplémentaires ont séjourné en...