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Actualités - Chronologie

Le gouvernement russe prévoit un budget à l'équilibre pour 2001

Le gouvernement russe a présenté jeudi, pour la première fois depuis l’effondrement de l’URSS, un projet de budget à l’équilibre pour 2001, reflet de la reprise de l’économie constatée depuis un an en Russie. Le gouvernement «prévoit un budget qui n’est pas déficitaire», a annoncé le Premier ministre Mikhaïl Kassianov en ouvrant le Conseil des ministres consacré à la présentation du projet budgétaire 2001. Le déficit prévu cette année est de 1,13% du PIB, et depuis la fin de l’URSS en 1991, le budget a toujours été dans le rouge. L’équilibre «est une nouveauté dans la politique budgétaire russe», s’est félicité M. Kassianov. Deux projets de budget ont été rédigés, tablant sur des paramètres communs : une inflation annuelle de 11%, un produit intérieur de 6 800 milliards de roubles (soit une croissance économique de 4%), un baril de pétrole à environ 18 dollars sur les marchés internationaux et un taux de change de 32 roubles pour un dollar en fin d’année. La première version suppose adoptées par la Douma les réformes fiscales présentées par le gouvernement, la seconde part de la législation fiscale actuellement en vigueur. Le président Vladimir Poutine n’a pas caché sa volonté de voir la réforme fiscale adoptée rapidement, et les députés devaient commencer à l’examiner dès vendredi. M. Poutine a même adressé la semaine dernière une lettre à la Douma, pour la convaincre de l’importance du projet qui prévoit une nette baisse des impôts, dans le but de réduire la fraude, soulager les entreprises et consolider la croissance revenue en 1999 (+3,2 %). En cas d’adoption de la réforme fiscale, les recettes s’élèveront à 1 154,9 milliards de roubles (environ 35 milliards de dollars), soit 16,98 % du PIB, selon les documents présentés aux ministres. Dans le cas contraire, elles seront inférieures (à 15,5 % du PIB). Le gouvernement entend par ailleurs privilégier la sphère sociale. Les sommes affectées aux besoins sociaux se monteraient à 19,5 % du total des dépenses contre 14,1% un an auparavant. Et de fait, si la réforme fiscale est adoptée, les recettes des régions seront nettement diminuées et l’État devra prendre en charge certains programmes sociaux. Parallèlement, le gouvernement souhaite réduire le poids des forces de sécurité (qui resterait toutefois très élevé). Les sommes qui leur seront allouées représenteraient 26,8 % du total contre 29,2 % un an auparavant. Le budget de la Défense devrait rester stable, a toutefois précisé le ministre des Finances Alexeï Koudrine ajoutant que ce budget «a augmenté cette année à cause de la réforme de l’armée et des évènements en Tchétchénie». «Nous ne souhaitons pas le diminuer», a-t-il déclaré. La réduction touchera les forces de l’ordre et de la sécurité, qui sont également financées par les budgets régionaux et municipaux, selon M. Koudrine. La Russie ne pourra toutefois pas encore se passer de prêts étrangers, et pour payer sa dette extérieure (11,6 milliards de dollars de remboursements en 2001), elle devra emprunter auprès des organisations internationales mais elle n’empruntera pas davantage, a-t-il ajouté. Le projet de budget doit encore être étudié par chaque ministère, avant d’être présenté à la Douma, probablement en août. Les paramètres fixés par l’équipe de M. Kassianov semblent réalistes, tout en laissant une marge de manœuvre au gouvernement, selon plusieurs analystes qui tablent sur une croissance supérieure à 4 %. Les résultats du premier trimestre 2000 montrent que l’économie se tient bien, avec une croissance de 7,9 % par rapport à la même période de 1999, une production industrielle en hausse de 11,9 %, un solide excédent commercial (près de 13 millards USD) et même un excédent budgétaire de 0,5 % du PIB.
Le gouvernement russe a présenté jeudi, pour la première fois depuis l’effondrement de l’URSS, un projet de budget à l’équilibre pour 2001, reflet de la reprise de l’économie constatée depuis un an en Russie. Le gouvernement «prévoit un budget qui n’est pas déficitaire», a annoncé le Premier ministre Mikhaïl Kassianov en ouvrant le Conseil des ministres consacré à la présentation du projet budgétaire 2001. Le déficit prévu cette année est de 1,13% du PIB, et depuis la fin de l’URSS en 1991, le budget a toujours été dans le rouge. L’équilibre «est une nouveauté dans la politique budgétaire russe», s’est félicité M. Kassianov. Deux projets de budget ont été rédigés, tablant sur des paramètres communs : une inflation annuelle de 11%, un produit intérieur de 6 800 milliards de roubles (soit...