Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Football - Transferts Barthez à Manchester United la saison prochaine (photos)

Le gardien de l’équipe de France et de Monaco Fabien Barthez a signé hier pour Manchester United, a annoncé le club anglais. Le montant de la transaction s’élève à 7,8 millions de livres (11,68 millions de dollars). Selon la presse britannique, l’international français aurait signé pour six ans et un salaire hebdomadaire de 45 000 livres (67 380 dollars). Après des débuts à Marseille, puis cinq saisons à Monaco, l’Ariégeois rejoint le club le plus riche d’Europe. Il aura la lourde charge de faire oublier le Danois Peter Schmeichel, parti à la retraite en 1999, un défi que le chauve le plus célèbre du sport français et accessoirement le meilleur gardien de la planète semble capable de relever. En deux ans, Barthez s’est mué en une véritable vedette, une star comme l’on dit dans le monde des topmodels qu’il a appris à connaître et à apprécier. Désigné champion français le plus apprécié en 1998 puis en 1999, le gardien de but des Bleus a séduit le public au point que Jean Tigana affirmait avant de quitter la principauté : «C’est un joueur que j’ai embauché, pas Clark Gable». Depuis, ses photos avec Linda Evangelista ont fait la couverture de tous les magazines «people» que compte la presse internationale. «Si cela les amuse de faire des photos, cela ne me dérange pas, affirme-t-il. C’est le regard que les autres portent sur moi qui a changé. Moi, je suis resté le même». Tous les animateurs des grandes chaînes de télévision ont un jour ou l’autre demandé à l’inviter dans leur émission. Car Barthez est un personnage éminemment vendeur, une garantie sur l’audimat, notamment chez les jeunes. Sa participation au spot publicitaire pour une célébrissime enseigne de restauration rapide a été un succès remarquable. Et ses droits à l’image sont désormais gérés par un agent. «Barthez n’a que 28 ans, il a encore devant lui une Coupe du monde, voire peut-être deux, affirme son agent. Nous avons donc adopté un plan pour qu’il ne se brûle pas les ailes trop vite». À côté de toute cette notoriété entretenue ou monnayée, Barthez a également reçu l’onction de la postérité : il est entré au musée Grévin au côté d’autres joueurs inoubliables dont Michel Platini. Confirmant ce statut d’intouchable, le sélectionneur Roger Lemerre, peu enclin à faire connaître trop vite ses choix, a révélé que Barthez était un titulaire indiscutable. Une option qu’Aimé Jacquet avait rendue du bout des lèvres et seulement quelques jours avant le début de la Coupe du monde pour ménager le Parisien Bernard Lama, récipiendaire de la charge. Si son effigie est désormais de cire, Barthez est, lui, resté un être de chair et de sang. Et la saison 1999-2000 fut particulièrement pénible pour le Monégasque, blessé à plusieurs reprises et en conflit avec son entraîneur Claude Puel. Son contrat, signé en 1996, courait jusqu’en 2002 mais le club de la principauté a finalement opté pour l’entraîneur au détriment de son gardien. À demi-mots, Puel avait laissé entendre en privé que Barthez n’avait pas été à son meilleur niveau lors du match de championnat contre son ancien club, Marseille, en avril au Stade vélodrome. Vexé par ses remarques, Barthez avait vivement réagi et les rumeurs sur son départ pour Manchester United s’étaient mises immédiatement à courir. En juin 1999, Barthez avait déjà exprimé son souhait de quitter le Rocher. Mais rien ne s’était fait. Le portier de l’équipe de France a quitté sa cage dorée. « Je veux faire plaisir aux supporteurs de Manchester » «Je suis vraiment très heureux d’avoir signé pour six ans. Tout le monde sait que Manchester United est un grand club, avec de grands joueurs. Quand je suis venu jouer ici avec Monaco, c’était fantastique», a déclaré le gardien de l’équipe de France, dont le transfert rapportera 7,8 millions de livres (12,6 millions d’euros) à l’AS Monaco, son ancien club. «Cela ne me trouble pas du tout d’être le gardien de but le plus cher du monde. Je ne suis pas venu ici pour l’argent, mais parce que c’est une grande équipe. Comme tous les joueurs, je veux gagner, gagner encore, et rester longtemps ici», a ajouté Barthez lors de cette conférence de presse à Old Trafford, le stade de Manchester United. Barthez a aussi évoqué l’un de ses prédécesseurs dans les buts de Manchester United, le Danois Peter Schmeichel : «Peter est un grand joueur et il faudra que je sois très fort, un très bon gardien, pour lui succéder». «Les autres joueurs français m’ont dit que c’est fantastique de jouer et de vivre en Angleterre. Je n’aurai pas de problème pour m’adapter, je suis ici pour jouer au football. Quant à la presse britannique, je la connais et j’apprendrai à vivre avec elle», a assuré Barthez. Le gardien des Bleus jouera la saison prochaine dans un stade de 67 500 places. «Quand j’avais 20 ans, je jouais à Marseille, souvent devant 40 000 spectateurs. J’ai joué la Coupe du monde à 26 ou 27 ans. Quand je rentre sur un stade, les spectateurs ne me troublent pas, tout ce que je vois, c’est le ballon et le jeu». Batistuta premier grand coup avant la saison des transferts Avant même l’ouverture officielle du marché des transferts le 1er juillet, l’AS Rome, grand rival de la Lazio, le club champion d’Italie de football, a frappé un grand coup en s’assurant les services de l’international argentin Gabriel Batistuta, transfuge de la Fiorentina. Le passage du populaire «Batigol», qui demeure à 31 ans l’un des tout premiers buteurs du Calcio avec 23 buts cette saison, aurait coûté au président du club romain, Franco Sensi, un peu plus de 36 millions d’euros, deuxième plus grand transfert dans l’histoire du Calcio, après celui de l’Italien Christian Vieri (46,5 millions d’euros) de la Lazio à l’Inter Milan l’été dernier. M. Sensi s’est défendu avec fermeté de certaines polémiques sur le montant jugé trop élevé pour le transfert de Batistuta, dont la critique à peine voilée de son alter ego de la Lazio, Sergio Cragnotti, estimant comme une «folie» une telle dépense. «Je n’ai jamais pensé que c’était une folie. J’ai pris conseil en famille et mes filles m’ont encouragé à aller de l’avant. Depuis mon arrivée, le football a beaucoup changé», a t-il expliqué dans les colonnes du Corriere dello sport. Batistuta, qui a signé son contrat mardi à Buenos Aires après avoir donné son accord verbal il y a une semaine au président Sensi avant de s’envoler pour son pays, rentrera en Italie en début de semaine prochaine pour sa présentation officielle le 5 juin à Rome. Le départ de Batigol, après neuf saisons à la Fiorentina, semblait inévitable depuis quinze jours et il n’a vraiment surpris personne en Italie où, avec un salaire officieux de 6 millions d’euros par an, il sera sans aucun doute le footballeur le mieux payé la saison prochaine. Au soir du dernier match de championnat le 14 mai, Batistuta n’avait pas fait mystère de ses idées de départ. «J’ai demandé à être vendu. J’ai été massacré cette saison et j’ai dû travailler dans des conditions très difficiles. Et ce n’est pas facile dans un endroit où il n’y a pas de soutien», avait affirmé Batistuta après la victoire sur Venise (3-0), pourtant synonyme de qualification à la Coupe de l’UEFA. Étoffer son palmarès En dehors de la Coupe d’Italie en 1996, Batistuta n’a obtenu aucun trophée important avec la Fiorentina, et il n’était plus disposé à croire aux promesses du club toscan et de son président Vittorio Cecchi-Gori. Avant-centre classique, toujours présent dans la surface, à l’affût de tous les bons coups, Batistuta constituera un complément idéal pour les qualités de passeur de Francesco Totti. «Même quand nous étions adversaires nous semblions déjà amis», avoue Batistuta heureux à la pensée de l’avoir comme compagnon d’équipe. Son arrivée créera peut-être certains problèmes à l’entraîneur Fabio Capello avec la concurrence des deux attaquants internationaux Marco Delvecchio et Vincenzo Montella.
Le gardien de l’équipe de France et de Monaco Fabien Barthez a signé hier pour Manchester United, a annoncé le club anglais. Le montant de la transaction s’élève à 7,8 millions de livres (11,68 millions de dollars). Selon la presse britannique, l’international français aurait signé pour six ans et un salaire hebdomadaire de 45 000 livres (67 380 dollars). Après des débuts à Marseille, puis cinq saisons à Monaco, l’Ariégeois rejoint le club le plus riche d’Europe. Il aura la lourde charge de faire oublier le Danois Peter Schmeichel, parti à la retraite en 1999, un défi que le chauve le plus célèbre du sport français et accessoirement le meilleur gardien de la planète semble capable de relever. En deux ans, Barthez s’est mué en une véritable vedette, une star comme l’on dit dans le monde des topmodels...