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Actualités - Chronologie

Animaux - Le maire préfère les enfants Guerre aux chiens à Sofia

La municipalité de Sofia extermine sans états d’âme les chiens errants qui pullulent depuis dix ans dans la capitale bulgare tandis que les organisations de défense des animaux protestent contre cette méthode qu’ils jugent «inhumaine». Sous le communisme, les chiens errants étaient tout simplement tués et personne n’osait s’y opposer. Mais ils se sont multipliés de façon alarmante depuis la fin du communisme en 1990, notamment en raison de la crise économique qui a obligé de nombreuses familles à abandonner leur animal préféré, au moment où les groupes de défense des animaux commençaient à lutter contre les exterminations. La loi, adoptée en juin de l’an dernier, prévoit que les chiens errants sont tués 14 jours après leur capture si leur maître n’est pas venu les chercher et si personne ne s’est manifesté pour les adopter. «Si quelqu’un se plaint d’avoir été attaqué par un chien ou de ne pas pouvoir dormir en raison des aboiements, les chiens incriminés sont capturés» par le service municipal dénommé «Zoo-charité», explique l’adjoint au maire Boris Spirov. Plus de 2 200 chiens ont été exterminés depuis le début de l’année, contre 3 800 l’an dernier, selon la mairie. Mais des dizaines de milliers d’autres errent toujours dans les rues et ont mordu 1 730 personnes depuis le début de l’année dans la capitale, selon Boris Spirov. Environ 6 000 personnes sont mordues chaque année à Sofia par des chiens errants, ajoute Maria Guerguinska, du centre antirabique. Mais le ton monte chez les défenseurs des animaux : lors d’une manifestation devant la mairie de Sofia le mois dernier, le très populaire maire Stefan Sofiyanski a été insulté aux cris de «assassin», «diable», «sois maudit». «Je préfère les enfants aux animaux. Venez voir le nombre de plaintes pour morsures que je reçois», a rétorqué le maire aux manifestants. L’organisation «Les amis du chien» assure que les chiens capturés sont anesthésiés puis enfouis dans des sacs et, pour ceux qui s’en sortent vivants, entassés sans nourriture à une vingtaine par cage pendant quelques jours avant d’être tués. D’autres organisations, dont la «Fondation nationale de défense des animaux», préconisent la castration des chiens errants, et le vétérinaire des «Amis du chien», Todor Krastev, assure qu’avec l’argent dépensé par la mairie pour «Zoo-charité», «les cabinets vétérinaires de Sofia pourraient castrer tous les chiens errants en un an». Les défenseurs des animaux rappellent que 3 500 chiens ont été castrés en 7 ans puis remis en liberté. Une organisation allemande, «Tierhilfe Suden», a fourni 100 000 DM pour la création d’une clinique vétérinaire spécialisée dans la castration. La municipalité juge que, castré ou pas, «le chien peut être capturé s’il n’y a personne à l’autre bout de sa laisse».
La municipalité de Sofia extermine sans états d’âme les chiens errants qui pullulent depuis dix ans dans la capitale bulgare tandis que les organisations de défense des animaux protestent contre cette méthode qu’ils jugent «inhumaine». Sous le communisme, les chiens errants étaient tout simplement tués et personne n’osait s’y opposer. Mais ils se sont multipliés de façon alarmante depuis la fin du communisme en 1990, notamment en raison de la crise économique qui a obligé de nombreuses familles à abandonner leur animal préféré, au moment où les groupes de défense des animaux commençaient à lutter contre les exterminations. La loi, adoptée en juin de l’an dernier, prévoit que les chiens errants sont tués 14 jours après leur capture si leur maître n’est pas venu les chercher et si personne ne s’est...